Disparition de Gaspard Ulliel : le cinéma francophone lui rend hommage

Première - 20/01
L'acteur doublement césarisé est décédé hier à l'âge de 37 ans.

L'acteur doublement césarisé est décédé hier à l'âge de 37 ans.

Alors que le cinéma francophone se pare de noir pour veiller l'une de ses étoiles, l'acteur Gaspard Ulliel, décédé hier des suites d'un accident de ski, bon nombre de ses proches et amis cinéastes ont tenu à lui rendre hommage. L'acteur, dont la carrière démarré en 2001 dans la peau d'un jeune paysan sur le tournage du Pacte des loups, laissera derrière lui en héritage une vingtaine de films composant une filmographie complexe et réfléchie, mêlant comédie et drame, et faisant de Gaspard, le jeune premier, un véritable ancrage du cinéma, frappé au nom d'Ulliel.

Gaspard Ulliel est mort des suites d’un accident de ski

Pour ses collègues, ceux avec qui il a partagé l'écran, Gaspard Ulliel était un être singulier, dont la beauté ne s'arrêtait pas au physique mais touchait quelque chose de plus. Une sorte de métaphysique de l'âme incarnée par l'acteur. Pour Karin Viard, jouant sa mère dans Embrassez qui vous voudrez, il était son "gosse".

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Sa deuxième mère à l'écran, Nathalie Baye, qui le voyait revenir comme le fils prodige dans Juste la fin du monde, a elle aussi tenu à saluer son Louis. "Il était beau, il était doué , il était tendre, élégant, bien veillant, il était père…." écrit-elle.

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Pour Marion Cotillard, sa fragile belle-soeur dans le même film, il était un être de lumière et d'amour, aux côtés duquel l'actrice a "tant vibré". Elle le décrit d'ailleurs comme "une merveille d’homme."

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Isabelle Huppert, Anaïs Demoustier, Léa Seydoux, Marina Foïs ou encore Alex Lutz ont également tenu à exprimer leur amour pour l'acteur et ce qu'il représentait, évoquant son talent et leurs souvenirs de lui dans les colonnes de Libération. Léa Seydoux, qui l'avait accompagné dans deux de ses grands rôles (Saint Laurent et Juste la fin du monde) parle de lui comme d'un "trésor national (...). C’était un acteur très accessible, ça peut sembler bizarre à dire, et je ne veux pas dire du mal des acteurs, mais ce n’est pas si fréquent. Il avait une douceur et des égards constants, il était ouvert au monde, il s’intéressait aux gens. Il possédait ce charme singulier d’allier la beauté au talent et il avait une manière bien à lui d’être là tout en étant toujours un peu ailleurs. Cet alliage était irrésistible."

Une métaphore filée par Isabelle Huppert, face à lui au cinéma à deux reprises : "Gaspard avait un mystère autour de lui, mais qui ne consistait pas à l’éloigner des gens, il nous engageait plutôt à approfondir et à nourrir la relation qu’on avait avec lui. Il était tout à fait merveilleux, avec une certaine gravité, pas souvent léger. Je ne l’ai pas assez bien connu pour savoir ce qui se cachait derrière, mais cette gravité lui donnait une intelligence des situations." 

Pour Alex Lutz, qui lui a offert l'un de ses rôles les plus décalés dans La Vengeance au triple galop, l'annonce de son ...
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