ROCHESTER, New Hampshire, 3 août (Reuters) - Lors d'un discours de politique économique lundi, le candidat républicain à la présidentielle Ron DeSantis a reproché à plusieurs reprises à la Chine d'avoir sapé la solidité financière des États-Unis, mentionnant la nation pas moins de 11 fois en 20 minutes.
C'était le dernier signe que la Chine est devenue un enjeu dominant dans la course primaire présidentielle républicaine à un moment où l'administration démocrate Biden tente de stabiliser l'intense rivalité entre les deux plus grandes économies du monde. La Chine est mentionnée quotidiennement lors des arrêts de campagne, dans les publicités numériques et dans les discours politiques des différents candidats républicains.
L'ennemi "autoritaire" de l'Amérique, a déclaré DeSantis, vole des secrets industriels et vole des emplois dans le secteur manufacturier américain. Pour résoudre le problème, il révoquerait les relations commerciales normales permanentes avec la superpuissance est-asiatique et limiterait certains types d'exportations.
Quelques minutes plus tôt, l'ancienne ambassadrice de l'ONU Nikki Haley, qui a fait de la confrontation avec la Chine une pièce maîtresse de sa campagne, avait publié un plan pour affronter la nation rivale, qu'elle a qualifiée de "menace la plus dangereuse à laquelle l'Amérique ait été confrontée depuis la Seconde Guerre mondiale".
Et dans un éditorial de Newsweek le même jour, l'ancien président Donald Trump, le favori républicain de loin, a accusé le ministère de la Justice de le poursuivre parce qu'il tentait de "mettre fin à la cession de notre pays à la Chine communiste".
La ligne d'attaque adoptée par les candidats républicains est que la Chine n'est pas seulement une menace pour la sécurité nationale, comme la Russie ou l'Iran, mais aussi une menace économique majeure, et que le découplage de l'économie américaine de la Chine est la clé de la...
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