Violences urbaines : Emmanuel Macron veut "accompagner les familles" tout en "les responsabilisant"

LCI - 03/08
[VIDÉO] - Il y a un mois, des violences urbaines éclataient dans plusieurs villes de France. Mercredi 2 août, Emmanuel Macron est revenu sur cet épisode, après avoir refusé "de réagir à chaud". Le chef de l'État estime qu'il faut "mieux préparer" les familles, tout en mettant en place des "politiques de sanctions" en cas "d'irresponsabilité".

Il y a un mois, des violences urbaines éclataient dans plusieurs villes de France.
Mercredi 2 août, Emmanuel Macron est revenu sur cet épisode, après avoir refusé "de réagir à chaud".
Le chef de l'État estime qu'il faut "mieux préparer" les familles, tout en mettant en place des "politiques de sanctions" en cas "d'irresponsabilité".

Faut-il mieux accompagner les familles des auteurs des violences, ou faut-il les sanctionner ? Emmanuel Macron ne tranche pas. Dans des propos rapportés mercredi 2 août par Le Figaro Magazine, le chef de l'État est revenu sur l'épisode des violences urbaines, qui a secoué une partie des villes de France il y a un mois, à la suite de la mort de Nahel, un adolescent tué par un policier dans les Hauts-de-Seine. 

"Nous voyons bien que quelque chose se joue, qui est de l'ordre, non pas du 'vivre-ensemble' - je n'aime pas ce terme -, mais de 'faire nation'", déclare le président de la République.

La suppression des allocations ? Un risque d'"aggraver le problème"

Toutefois, "je me suis gardé de réagir à chaud" à ces nombreuses nuits de violences, "à dessein", revendique Emmanuel Macron, faute de quoi "on dit toujours des bêtises". Il affirme refuser de "choisir son camp", c'est-à-dire trancher entre deux orientations : aider les familles à éduquer les enfants ou alors les sanctionner.

"Nous devons accompagner ces familles - donner beaucoup plus de moyens, mieux les préparer -, et en même temps les responsabiliser", plaide le président de la République, notamment avec des "politiques de sanctions" quand des parents "sont vraiment dans l'irresponsabilité". Mais ces politiques se feraient sans "supprimer les allocations familiales", une proposition qui "idéologise le débat" et risquerait d'"aggraver le problème", estime-t-il.

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Face aux oppositions de droite et d'extrême droite qui ont pointé du doigt un lien entre les violences et l'immigration, le président Macron appelle à "ne pas confondre immigration et intégration", en reconnaissant "très clairement un problème" à propos de la seconde. "Ces émeutes ne sont pas un sujet d'immigration actuelle", considère le chef de l'État. "C'est un sujet plus large de difficultés de certaines villes, de difficultés socio-économiques, de difficultés d'intégration dans certains cas et de fonctionnement de la démocratie à l'heure des réseaux sociaux."

I.N avec AFP

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