Des seaux de graines de tournesol, d’avoine et de cacahuète, des gants de jardinage, une paire de jumelles… La scène pourrait sortir tout droit d’un reportage dans une ferme, mais elle se situe dans un jardin pavillonnaire de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), un samedi matin de printemps. Il est 9 h 30 et Mireille, retraitée de 61 ans qui a préparé tout ce matériel, s’apprête à compter les oiseaux de son jardin. Elle participe pour la 17e fois à cette opération organisée au niveau national par la Ligue de protection des oiseaux (LPO).
Deux fois par an, cette association appelle les citoyens à un comptage sur l’ensemble du territoire afin de faire un bilan de la biodiversité aviaire. Avec l’aide de sa petite-nièce Calie, âgée de 6 ans, Mireille répartit ses graines en fonction des endroits préférés des oiseaux. « Vous allez voir, les perruches se mettent toujours à cet endroit, dans le coin de mon jardin. L’écureuil, lui, vient à 9 h 30, il a repéré la mangeoire où on met les cacahuètes. » Armée d’une paire d...
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