Sur Euronews, interviews exclusives des dirigeants de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan

Euronews - 01/08
Après des mois de négociations intenses, Euronews a réussi à obtenir un entretien exclusif avec les dirigeants arménien et azerbaïdjanais, qui sont impliqués dans l'un des conflits les plus anciens du monde, se déroulant au Haut-Karabagh. L'espoir d'une paix durable est-il permis ? #Globalconversation

Malgré un accord de cessez-le-feu négocié par la Russie en 2020, les tensions persistent toujours dans la région. Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par les forces russes, la Russie se concentre beaucoup moins sur ce conflit du Caucase du Sud.

Pendant ce temps, avec l'engagement croissant des États-Unis et de l'Union européenne dans la médiation, un nouvel espoir de paix durable a émergé avec le lancement d'un nouveau cycle de négociations à Bruxelles. 

Toutefois, les récents développements, notamment les désaccords concernant le corridor de Latchine et les allégations autour du blocage par l'Azerbaïdjan, du seul passage reliant l'Arménie aux Arméniens du Haut-Karabagh, nous décrit un chemin vers la paix semé d'embûches.

Nous avons décidé de soumettre les mêmes questions au président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, et au Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, afin de leur donner l'occasion d'exprimer leurs points de vue sur le conflit et les perspectives de paix. 

Les deux dirigeants ont mis en avant l'importance et les avantages de la médiation internationale, tout en reconnaissant des intérêts divergents, rendant ainsi complexe la quête commune de la paix dans la région.

Cependant, ce qui suscite le plus d'intérêt, ce sont les rencontres que nous avons faites avec des personnes des deux camps lors de nos voyages en Azerbaïdjan et en Arménie. Une chose est certaine, les rancœurs et les souffrances persistent, et le lien qu'ils entretiennent avec ce territoire les unit autant qu'il les divise.

Quels que soient les efforts déployés par les diplomates en Europe, aux États-Unis ou à Moscou, le chemin vers la paix devra impliquer les populations locales. Les dirigeants des deux camps sont conscients : ce sera un travail de longue haleine, mais c'est le seul moyen de bâtir une réalité différente pour le Haut-Karabagh, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, ainsi que pour leurs habitants. 

Anelise Borges, Euronews:  Monsieur le Premier ministre Nikol Pachinian, monsieur le président Ilham Aliyev, merci d'avoir accepté cet entretien.

Le Haut-Karabagh a été le théâtre de certains des événements les plus violents de l'histoire récente du Caucase du Sud. Et les tensions n'ont pas vraiment disparu depuis l'accord de paix de 2020. À quoi attribuez-vous cette hostilité constante ?

Ilham Aliyev, Président azerbaïdjanais : La déclaration d...
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