Les océans et mers du globe terrestre connaissent une hausse des températures inimaginable jusqu'à présent, conséquence du réchauffement climatique mais aussi conjugaison de phénomènes météorologiques qui s'auto-alimentent. Les répercussions sur les écosystèmes du monde entier ne font pas attendre. Hémisphères Nord et Sud, d'est en ouest, sur tous les continents, les vagues de chaleur marine qui impactent la Planète, font peser de lourdes menaces sur la vie où qu'elle se trouve. 

au sommaire

    Cela vous intéressera aussi

    [EN VIDÉO] L’inquiétant réchauffement des océans En 2020, les océans ont absorbé l’équivalent de 20 sextillions de joules. Jamais depuis 1955...

    Depuis la mi-mars 2023, le mercuremercure à la surface des océans grimpe à des niveaux inégalés en 40 ans de surveillance par satellite, et l'impact néfaste de cette surchauffe se ressent dans le monde entier.

    La mer du Japon est plus chaude de 4 degrés Celsiusdegrés Celsius par rapport à la moyenne. La mousson indienne, produit du fort contrastecontraste thermique entre les terresterres et les mers, a été bien plus tardive que prévu.

    L'Espagne, la France, l'Angleterre et l'ensemble de la péninsulepéninsule scandinave ont enregistré des niveaux de précipitations très inférieurs à la normale, probablement en raison d'une vague de chaleur marine exceptionnelle dans l'est de l’Atlantique Nord. Les températures à la surface de la mer y ont été supérieures à la moyenne de 1 à 3 °C depuis la côte africaine jusqu'à l'Islande.

    Et sur le continent européen, la vague de chaleurchaleur est actuellement insoutenable, tandis que l'on bat tous les records.

    Que se passe-t-il donc ?

    El Niño est en partie responsable. Ce phénomène climatique, qui se développe actuellement dans l'océan Pacifique équatorial, se caractérise par des eaux chaudes dans le centre et l'est du Pacifique, ce qui atténue généralement l'alizé, un ventvent régulier des tropiquestropiques. Cet affaiblissement des vents peut affecter à son tour les océans et les terres du monde entier.

    L'augmentation des températures terrestres et océaniques : les anomalies annuelles de température à la surface des terres et des mers, comparées à la moyenne du XXe siècle, montrent que les températures des océans réagissent plus lentement, mais qu'elles augmentent également. © NOAA — Created with Datawrapper

    Mais d'autres forces agissent sur la température des océans.

    À la base de tout, il y a le réchauffement climatiqueréchauffement climatique, et la hausse des températures à la surface des continents comme des océans depuis plusieurs décennies du fait des activités humaines augmentant les concentrations de gaz à effet de serregaz à effet de serre dans l'atmosphère.

    Les températures de surface de la mer sont nettement supérieures à la moyenne depuis le début de la surveillance par satellite. La ligne noire épaisse correspond à 2023. La ligne orange correspond à 2022. La moyenne 1982-2011 correspond à la ligne médiane en pointillés. © ClimateReanalyzer.org, NOAA

    La Planète sort également de trois années consécutives marquées par La Niña, le phénomène météorologique inverse d'El NiñoEl Niño, et donc caractérisé par des eaux plus froides qui remontent dans le Pacifique équatorial. La Niña a un effet refroidissant à l'échelle mondiale qui contribue à maintenir les températures de surface de la mer à un niveau raisonnable, mais qui peut aussi masquer le réchauffement climatique. Lorsque cet effet de refroidissement s'arrête, la chaleur devient alors de plus en plus évidente.

    La banquise arctique était également anormalement basse en mai et au début du mois de juin, un autre facteur aggravant pour le mercure des océans. Car la fontefonte des glaces peut augmenter la température de l’eau, du fait des eaux profondes absorbant le rayonnement solairerayonnement solaire que la glace blanche...
    [Courte citation de 8% de l'article original]