Marie Trintignant, actrice avant d'être une victime

Thomas Messias - Slate FR - 01/08
Ne laissons pas sa filmographie sombrer dans l'oubli. Faut-il séparer l'homme de l'artiste? Cette interrogation est entrée dans le langage courant tant le débat a fait –et fera encore– couler de l'encre. Peut-on encore écouter R. Kelly? Le festival de Venise a-t-il raison de...

Faut-il séparer l'homme de l'artiste? Cette interrogation est entrée dans le langage courant tant le débat a fait –et fera encore– couler de l'encre. Peut-on encore écouter R. Kelly? Le festival de Venise a-t-il raison de dérouler le tapis rouge à Polanski, Besson et Allen? Que faire si l'envie nous vient de nous repaître du dernier plagiat signé PPDA? Autant de questions sur lesquelles chacun et chacune a son petit avis (mes réponses personnelles: «plutôt crever / tout le contraire / consulter d'urgence»).

Séparer l'homme de l'artiste, donc. Un sujet maintes et maintes fois revenu sur la table à propos d'un retour éventuel de Noir Désir puis des productions du groupe Détroit, deux groupes dont le chanteur s'est rendu coupable, lors de l'été 2003, du meurtre de Marie Trintignant, morte le 1er août après qu'il l'a frappée à plusieurs dizaines de reprises.

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