Hôpitaux : le ministre de la Santé Aurélien Rousseau ne se "satisfaisait pas" des fermetures temporaires

LCI - 31/07
[VIDÉO] - Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau tente de rassurer les hôpitaux touchés par des fermetures temporaires. "On ne peut se satisfaire" de cette situation, a déclaré le ministre, en visite en Dordogne ce lundi. Des annonces sont attendues dans les prochaines semaines.

Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau tente de rassurer les hôpitaux touchés par des fermetures temporaires.
"On ne peut se satisfaire" de cette situation, a déclaré le ministre, en visite en Dordogne ce lundi.
Des annonces sont attendues dans les prochaines semaines.

Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau a tenté lundi de rassurer sur les fermetures temporaires de services hospitaliers faute d'effectifs, affirmant notamment qu'il ne se "satisfaisait pas" de cette situation. "On ne peut se satisfaire, dans notre pays, d'avoir des endroits où les urgences restent portes closes la nuit, il n'est pas possible d'en faire durablement une solution", a-t-il indiqué dans une interview au Monde lundi.

"Quand il y a des fermetures 'perlées' de maternité, ça ne veut pas dire qu'en fait on veut fermer cette maternité", a-t-il également dit lundi lors d'une visite au personnel de l'hôpital de Sarlat (Dordogne), un département particulièrement touché par les fermetures temporaires et les mesures de régulation - imposant d'appeler le 15 avant de se présenter aux urgences. 

"On a eu souvent l'impression qu'on garrotait telle ou telle structure hospitalière pour dire ensuite 'elle ne marche plus', mais ce n'est pas cela", a-t-il ajouté, dans un discours enregistré et partagé à la presse par le ministère de la Santé. "Il faut encaisser le coup et ensuite petit à petit, on remonte", a-t-il dit.

Revalorisation des gardes de nuit et de week-end

Beaucoup d'hôpitaux ont été obligés cet été de mettre en place un filtrage par le 15 de l'accès à leurs services d'urgences, voire de fermer temporairement des services, faute d'effectifs. Certains médecins intérimaires ont décidé de ne plus venir travailler, en raison du plafonnement de leur indemnité à 1.390 euros pour une garde de 24 heures, décidé par le prédécesseur d'Aurélien Rousseau, François Braun.

Le nouveau ministre a pleinement validé la décision de son prédécesseur, qui était "indispensable", a-t-il indiqué. Et il a précisé qu'il annoncerait "dans quelques semaines la pérennisation d'un certain nombre de mesures" de revalorisation des gardes de nuit et de week-end, pour rendre le statut de médecin hospitalier plus attractif.

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Au printemps, François Braun avait engagé à ce sujet des discussions avec les syndicats de médecins hospitaliers, mais elles sont bloquées depuis la mi-mai, dans l'attente d'arbitrages par Matignon et Bercy.

M.B avec AFP

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