VIDÉO - Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine défend l'arrestation des citoyens russes qui critiquent Moscou

LCI - 30/07
[VIDÉO] - Répondant à une question d'un journaliste, le président russe, Vladimir Poutine, a défendu la répression menée contre les voix critiques. Selon lui, celle-ci est nécessaire dans le cadre du "conflit armé" engagé en Ukraine. Une politique de plus en plus dure est effectivement appliquée en Russie contre toute opinion dissidente.

Répondant à une question d'un journaliste, le président russe, Vladimir Poutine, a défendu la répression menée contre les voix critiques.
Selon lui, celle-ci est nécessaire dans le cadre du "conflit armé" engagé en Ukraine.
Une politique de plus en plus dure est effectivement appliquée en Russie contre toute opinion dissidente.

Pas de tolérance pour les voix critiques. Alors que la Russie est engagée en Ukraine depuis plus de 500 jours, Vladimir Poutine a défendu, samedi 29 juillet, la répression menée contre toute voix dissidente en Russie, l'estimant nécessaire dans le cadre de l'offensive. 

"Nous sommes en 2023 et la fédération de Russie est engagée dans un conflit armé avec un voisin. Et je pense qu'il faut adopter une certaine attitude à l'égard des personnes qui nous causent des dommages à l'intérieur du pays", a-t-il déclaré durant une conférence de presse avec des journalistes russes.

Amendes et peines de prison pour tout contestataire

"Nous devons garder à l'esprit que pour réussir, y compris dans une zone de conflit, nous devons suivre certaines règles", a-t-il poursuivi, répondant à un journaliste du quotidien russe Kommersant qui demandait un commentaire à propos des récentes arrestations d'un politologue, Boris Kagarlitsky et d'une metteuse en scène, Evguénia Berkovitch. "Ces gens ont été arrêtés pour les mots qu'ils ont dits ou écrits, est-ce normal ?", a demandé le journaliste, faisant le rapprochement avec les purges staliniennes de 1937.

Politologue réputé spécialiste de la gauche en Russie, Boris Kagarlitsky a été inculpé cette semaine pour "appels publics au terrorisme" et placé en détention provisoire à Syktyvkar, dans le grand nord russe. Il avait publiquement exprimé son opposition à l'offensive en Ukraine. Evguénia Berkovitch a, elle, été arrêté début mai et accusée d'"apologie du terrorisme" pour une pièce qu'elle a mise en scène en 2020, racontant l'histoire de femmes russes recrutées sur Internet pour épouser des islamistes en Syrie. En réponse, Vladimir Poutine a dit entendre leurs noms "pour la première fois" et "ne pas vraiment comprendre ce qu'ils ont fait ou ce qu'on leur a fait", ajoutant qu'il donnait juste son "opinion générale sur le problème".

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Depuis le début de l'offensive des troupes russes en Ukraine et l'adoption de lois interdisant toute parole critique, plusieurs médias indépendants russes ont été obligés de suspendre leurs activités ou de quitter le pays et de nombreux opposants se sont exilés ou ont été emprisonnés. Par ailleurs, des milliers d'amendes et plusieurs lourdes peines de prison ont visé pêle-mêle anonymes, militants et intellectuels. Pour les autorités russes, "il est hors de question qu'il y ait des contestations quelconques contre des événements qui ne se déroulent pas du tout comme prévu", estime sur LCI Yves Doutriaux, ancien ambassadeur de la France à l'OSCE.

A. Lo. avec AFP

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