«Nous pouvons arriver subitement la nuit» (septembre 2022), «La Grèce risque de le regretter, comme il y a un siècle» (juin 2022), «Nous répondrons à la fois légalement et sur le terrain» (février 2023). C'est peu dire que la Turquie du président Recep Tayyip Erdoğan n'entretient pas les meilleures relations avec son voisin grec.
Si les tensions sont anciennes entre les deux pays, qui célèbrent cette année les 100 ans du traité de Lausanne ayant mis fin à trois ans de guerre, force est de constater qu'elles se sont accrues ces dernières années.
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Ces tensions résultent d'une triple compétition:
Ces tensions s'ancrent dans un contexte bien particulier: les deux pays sont membres de l'OTAN. Dès lors, difficile de prévoir quelle serait la réaction de l'Alliance en cas de conflit militaire déclaré en mer Égée. Nous proposons ici une étude concrète des forces armées grecques et turques pour tenter d'établir le rapport de force militaire qui s'est installé entre les deux pays.
Quel intérêt la Turquie aurait-elle à déclencher un conflit avec son voisin grec? Trois points saillants peuvent être relevés.
Premièrement, continuer d...
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