C'était un message du 28 juillet de trois heures et demie. Dina Boluarte est arrivée au Palais législatif après 11 heures du matin, dans le véhicule présidentiel, après avoir parcouru la rue Junín entourée de son seul public : les forces armées. Il avait auparavant reçu un sermon à la messe y te deum (voir page 5).
Et dans l'hémicycle, dès son entrée, les échantillons rejetés ne manquaient pas. Les parlementaires de gauche ont protesté contre les décès de cette période. Le pérulibriste Wilson Soto, qui représente Puno, a montré une pancarte avec la phrase "Dina meurtrière, démissionne".
La porte-parole de Peru Libre, Margot Palacios, a fait de même. "Arrêtez la répression", lit-on sur leur banderole. C'était un environnement tendu. A l'extérieur, sur les avenues Abancay et Nicolás de Piérola, les forces de sécurité ont empêché l'avancée de ceux qui défilaient contre le président.
Manifestation. Wilson Quispe, membre du Congrès de Puno, montre son affiche contre Boluarte. Photo : Antonio Melgarejo/La République
Face à ce milieu hostile, Boluarte a évité de monter sur le podium en passant par les sièges des groupes de gauche et a préféré le faire là où se trouvait la droite. Là, ils l'ont applaudie.
TU PEUX VOIR : Qu'a dit Dina Boluarte dans son message à la Nation le 28 juillet dernier ?
Le président du Congrès, Alejandro Soto, l'a reçue à table tandis qu'un secteur de parlementaires de gauche se retirait de la Chambre et que d'autres parlementaires lui tournaient le dos.
Ce qui est venu ensuite était une lecture de 72 pages. C'est le plus long discours de ce siècle qu'un président prononce le 28 juillet, lorsqu'il rend compte de sa gestion annuelle.
Le message de Boluarte a commencé par remettre en question le rôle de son prédécesseur Pedro Castillo et a précisé que, contrairement à lui, il célébrera le bicentenaire de l'i...
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