Pourra-t-on bientôt conduire l'électricité à travers les continents sans aucune perte, disposer d'un IRM chez soi pour détecter le tout début d'un cancer, ou encore transporter dans des tubes à vide à vitesse supersonique des passagers ? Il faudrait pour cela disposer de matériaux supraconducteurs à température et pression ambiantes. Une équipe de physiciens coréens pense être arrivée à en trouver un.
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C'est le buzz qui monte depuis 48 heures à la suite de la mise en ligne sur arXiv d'un, puis deux articles par une équipe de physiciensphysiciens coréens dont on ne sait pas encore très bien s'ils sont crédibles. Les articles, de plus, n'ont pas encore été soumis à la relecture par des experts indépendants et donc encore moins été publiés, ce qui incite déjà à suspendre son jugement quand on n'est pas un physicien du domaine. Les chercheurs affirment qu'ils ont obtenu une transition vers un état supraconducteur dans un matériaumatériau qu'ils ont découvert en 1999 et que cette transition s'obtient non seulement en dessous d'une température de 127 °C, mais surtout à pressionpression ambiante.
Si plusieurs laboratoires sérieux arrivent à reproduire cette transition, c'est une révolution technologique. Des aimants supraconducteurssupraconducteurs puissants à température et pression ambiantes, ou peu s'en faut, permettraient de transporter l'électricité sans perte, peut-être à faire fonctionner en dehors des laboratoires des ordinateurs quantiques avec des circuits supraconducteurs (comme le Sycamore de Google), rendraient plus facile la création des tokamaks pour la fusion contrôlée façon Iter et bien d'autres choses encore, notamment dans le domaine de l'imagerie médicale mais aussi des accélérateurs de particules comme le LHC.
[Courte citation de 8% de l'article original]