Missiles russes interceptés, attaque repoussée, sommet Russie-Afrique... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 27/07
[VIDÉO] - Les forces ukrainiennes ont affirmé avoir intercepté une salve de 36 missiles russes, tandis que Moscou a assuré avoir repoussé une attaque ukrainienne d'ampleur dans le sud du pays. Vladimir Poutine va recevoir ce jeudi à Saint-Pétersbourg ses partenaires africains, particulièrement inquiets depuis l'abandon par le Kremlin d'un accord crucial permettant l'exportation de céréales ukrainiennes. Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures du conflit.

Les forces ukrainiennes ont affirmé avoir intercepté une salve de 36 missiles russes, tandis que Moscou a assuré avoir repoussé une attaque ukrainienne d'ampleur dans le sud du pays.
Vladimir Poutine va recevoir ce jeudi à Saint-Pétersbourg ses partenaires africains, particulièrement inquiets depuis l'abandon par le Kremlin d'un accord crucial permettant l'exportation de céréales ukrainiennes.
Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures du conflit.

Missiles russes interceptés. L'armée de l'air ukrainienne a affirmé mercredi avoir détruit 36 missiles de croisière tirés par la Russie lors d'une nouvelle vague de bombardements, sans toutefois préciser si ces missiles russes avaient atteint leur cible lors de cette attaque. D'après elle, ils ont été tirés depuis des bombardiers russes du sud-est du pays en se dirigeant vers l'ouest. Le président Volodymyr Zelensky a remercié les militaires pour avoir repoussé la majorité de cette attaque aérienne, précisant que "quelques missiles ont touché (leur cible) et des fragments de missiles sont tombés". Il a estimé que les systèmes de défense antiaérienne de l'Ukraine, en grande partie fournis par les Occidentaux, dont le très sophistiqué Patriot américain, ont fait "un excellent travail". Dans la région de Dnipro, dans le centre-est, le gouverneur Serguiï Lyssak a annoncé sur Telegram que les débris d'un missile russe abattu ont provoqué un incendie qui a été maîtrisé sans faire de victimes.

Attaque ukrainienne contrée. De son côté, l'armée russe a affirmé mercredi avoir repoussé une attaque ukrainienne d'ampleur impliquant plusieurs centaines de soldats près d'Orikhiv, dans le sud de l'Ukraine, l'un des secteurs où Kiev mène depuis début juin une lente contre-offensive. Selon le ministère russe de la Défense, les forces ukrainiennes y ont mené des "opérations offensives intenses" dans la matinée de mercredi, une "attaque massive par les forces de trois bataillons renforcés de chars", soit une opération d'une rare ampleur dans la phase actuelle des combats. "Toutes les attaques des forces armées ukrainiennes ont été repoussées, nos positions ont été maintenues", a-t-il assuré, des propos que Kiev n'a pas commentés.

La fin de l'accord céréalier toujours au cœur des préoccupations

Sommet Russie-Afrique. Vladimir Poutine accueille jeudi ses partenaires africains à Saint-Pétersbourg, une dizaine de jours après avoir refusé de prolonger l'accord céréalier conclu avec Kiev, qui permettait l'exportation de millions de tonnes de céréales ukrainiennes, et dont l'arrêt suscite les inquiétudes du continent africain. Mais Moscou veut se montrer rassurante : "nous avons l'intention de développer davantage (la coopération)" avec ces pays, a assuré le chef du Kremlin dans une lettre d'accueil envoyée aux participants. Des délégations de 49 pays africains sont attendues, en particulier le président sud-africain Cyril Ramaphosa. De son côté, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a exhorté jeudi les dirigeants africains à exiger des réponses sur la crise céréalière qui a plongé les pays les plus pauvres dans la crise. 

La présidence sud-africaine a par ailleurs indiqué dans un communiqué mercredi que les dirigeants évoqueront avec Vladimir Poutine les mesures destinées à créer "des conditions propices à une voie vers la paix entre la Russie et l'Ukraine". Le pays, comme de nombreux autres voisins africains, s'en tient toujours à la neutralité face au conflit, au grand dam des Occidentaux.

Nouvelle montée de tensions en mer Noire. Toujours au sujet de l'abandon de l'accord céréalier la semaine passée, l'Otan a accusé mercredi la Russie d'adopter une attitude "dangereuse" en mer Noire, et condamné dans un communiqué ses "tentatives délibérées" de bloquer les exportations de céréales ukrainiennes, "dont dépendent des centaines de millions de personnes dans le monde". Après avoir refusé de prolonger cet accord crucial sur les céréales, Moscou a en effet ensuite commencé à pilonner les zones portuaires de la ville d'Odessa, puis le port ukrainien de Reni, sur le Danube, des attaques critiquées par l'Alliance. "La Russie porte l'entière responsabilité de ses actions dangereuses et de l'escalade dans la région de la mer Noire", a ainsi fustigé le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, à l'issue d'une réunion d'urgence avec Kiev. 

La Corée du Nord, "État-ami" de la Russie

Moscou veut "renforcer" ses liens avec Pyongyang. Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a qualifié mercredi la Corée du Nord de "partenaire important" pour Moscou, un "État ami" avec qui il souhaite "renforcer la coopération", à l'occasion de sa venue pour les célébrations de la fin des combats entre les deux Corées. Il a été ac...
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