Une attaque de drones déjouée à Kiev. Les autorités ukrainiennes annoncent avoir déjoué la nuit dernière une nouvelle attaque de drones sur la capitale ukrainienne, dans la nuit de lundi à mardi. "Cette nuit, l'ennemi a attaqué Kiev, a déclaré Serguiï Popko, chef de l'administration militaire locale, sur Telegram. Toutes les cibles aériennes ont été détectées et détruites." Les premières informations ne font pas état de victimes, ni de destruction matérielle dans la ville. Selon le responsable, la ville a déjà connu six attaques de drones en un mois. Cette nouvelle offensive intervient alors que l'Ukraine a elle-même mené une "opération spéciale" avec des drones visant Moscou dans la nuit de dimanche à lundi, en représailles aux frappes russes sur la ville d'Odessa, ce week-end.
Des mines antipersonnel repérées à la centrale nucléaire de Zaporijia. Lors d'une inspection réalisée dimanche, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a vu "quelques mines" antipersonnel dans une zone tampon autour de la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie. Si aucune mine n'a été remarquée au sein de la centrale elle-même, celles observées par l'AIEA se trouvent dans une zone à accès réglementé interdite au personnel chargé de l'exploitation de la centrale. "La présence de tels explosifs sur le site n'est pas conforme aux normes de sûreté de l'AIEA et aux orientations en matière de sécurité nucléaire", a déclaré après cette découverte le directeur de l'AIEA, Rafael Grossi. Toutefois, une détonation de ces mines ne présenterait pas de risques sur "les systèmes de sûreté et de sécurité du site", selon l'institution onusienne.
Le cours du blé s'envole. Après les attaques russes du week-end dernier sur plusieurs villes portuaires du sud de l'Ukraine situées le long du Danube, le cours du blé a décollé, à des niveaux jamais atteints depuis plusieurs mois. Le prix du blé d'hiver américain de variété SRW (Soft Red Winter Wheat), pour livraison en septembre, a pris 8,60%, quand sur le marché européen, le prix du blé pour la même échéance a pour sa part gagné 7,07%. Dans la nuit de dimanche à lundi, la Russie a notamment frappé la ville de Reni, une cité portuaire frontalière de la Roumanie et de la Moldavie. Le cours s'emballe, car le Danube est devenu une voie de transport cruciale des produits agricoles ukrainiens vers l'étranger depuis l'invasion russe, en février 2022. Le blocage de stocks céréaliers dans la région après ces attaques est donc craint par les acteurs du secteur.
Les États-Unis vont envoyer de nouvelles munitions à l'Ukraine. Selon une information de l'agence Associated Press citant des hauts responsables américains, les États-Unis vont envoyer un total de 400 millions de dollars d'équipement militaire supplémentaires à l'Ukraine. Différents systèmes de défense aérienne et des drones de surveillance Hornett devraient notamment être fournis par Washington à l'armée ukrainienne. D'autres types de munitions, comme des roquettes, devraient également être transmises à Kiev. Ces équipements, dont l'envoi n'a pas été annoncé officiellement, pourraient être reçus par l'Ukraine assez rapidement.
Poutine reçoit des chefs d'État africains. Pendant ce temps, à Saint-Pétersbourg, en Russie, Vladimir Poutine va consacrer sa journée à la réception de plusieurs dirigeants africains. En jeu : dissiper les peurs des partenaires de Moscou après la sortie du Kremlin de l'accord céréalier, le 17 juillet. Ce compromis permettait à la Russie d'exporter des millions de tonnes de céréales vers l'étranger, y compris vers l'Afrique, malgré le blocus des ports ukrainiens. L'annonce de la fin de ce dispositif fait craindre des pénuries alimentaires au continent. Dans le cadre de cette opération organisée pour rassurer, Vladimir Poutine recevra notamment sur les bords de la mer Baltique le président sud-africain Cyril Ramaphosa.
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