Bac de Marseille : trois questions pour comprendre la gronde des policiers

Ouest France - 22/07
Les policiers et syndicats contestent le placement en détention provisoire d’un de leur collègue de la Bac de Marseille. Celui-ci est soupçonné, avec trois autres agents également mis en examen mais placés sous contrôle judiciaire, d’avoir roué de coups un jeune homme de 21 ans, en marge des émeutes urbaines. Depuis, certains fonctionnaires ont décidé de se mettre en retrait du terrain. Trois questions pour comprendre cette gronde policière.

Quatre policiers de la Bac (brigade anti-criminalité) de Marseille ont été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieur à 8 jours. Le placement en détention provisoire de l’un d’entre eux a provoqué colère et indignation chez les syndicats de police, qui appellent ainsi les agents à faire la « grève du zèle », qui se concrétise par un service minimum ou une mise en retrait du terrain via des arrêts maladies. Ce samedi, le directeur général de la police Frédéric Veaux s’est rendu sur place. Trois questions pour comprendre ce mouvement de contestation au sein de la police.

1. Qu’est qui est reproché aux agents de la Bac ?

Les fonctionnaires sont soupçonnés, en marge des émeutes urbaines qui se déroulaient à Marseille, dans la nuit du 1er au 2 juillet, d’avoir tiré au flash-ball sur Hedi puis de l’avoir roué de coups. Le jeune homme âgé de 21 ans, employé de restauration, circulait à scooter et affirme qu’il rejoignait des amis et qu’il ne participait pas aux violences, relate Le Parisien.

Après avoir été passée à tabac, la victime a passé plusieurs jours dans le coma. Hedi a subi une opération de neurochirurgie avec trépanation pour un traumatisme crânien, selon Le Monde . Il souffre d’une mâchoire fracturée et pourrait perdre l’usage d’un œil, selon Franceinfo .

Une information judiciaire a été ouverte le 5 juillet. Mardi, huit fonctionnaires de police sont placés en garde à vue dans les locaux de l’IGPN, « la police des polices ». Quatre sont alors mis en examen dans la nuit de jeudi à v...
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