En Italie, la tradition fait un retour en force, notamment en ce qui concerne la vision de la famille. Le gouvernement veut criminaliser les couples ayant recours à la gestation pour autrui à l'étranger et remet en cause les droits des familles homoparentales.
Le débat fait rage autour d'un projet de loi présenté par Fratelli d’Italia, le parti d'extrême-droite de la Première ministre Giorgia Meloni, visant à faire de la gestation pour autrui réalisée à l’étranger, un crime universel. Un projet soutenu par l'ensemble des partis de la coalition de droite
Lors d'un d'un discours sur la natalité au Vatican en mai dernier, la cheffe du gouvernement italien avait annoncé la couleur. "Nous voulons une nation où ce ne sera plus un scandale de dire que, quelles que soient les orientations individuelles, nous sommes tous nés d'un homme et d'une femme, où ce n'est pas un tabou de dire que la maternité n'est pas à vendre, que les utérus ne sont pas à louer, que les enfants ne peuvent pas être considérés comme des produits qu'on peut choisir sur une étagère de supermarché et qu'on peut rendre s'ils ne conviennent pas à nos attentes !" avait-elle lancé.
Le texte est en discussion au Parlement depuis juin dernier. La gestation pour autrui, ou GPA, est interdite en Italie, comme dans nombre de pays d'Europe. Le recours à cette pratique dans les pays où elle est légale est, pour certains, l'unique solution pour fonder une famille.
En Toscane, à quelques 400 kilomètres au nord-ouest de Rome, nous rencontrons Debora Lucani et Michele Belloli. Mariés depuis onze ans, ils se sont installés au bord de la mer, où ils comptaient voir grandir leurs enfants. "Nous avons créé une grande maison précisément dans le but d'avoir une famille avec de no...
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