En Moselle, l’État s’oppose à l’extraction du gaz de couche 

Humanite - 21/07
Le ministère de la Transition écologique a mis son veto à la demande d’exploitation du gaz de couche mosellan, une énergie fossile contenue dans les sols miniers. Une victoire pour les associations environnementales. 

La lettre est datée de mars 2022. Adressée aux actionnaires de la Française de l’énergie (FDE) et signée de la main de son PDG, Julien Moulin, elle promet de réduire la dépendance nationale au gaz importé de l’étranger. Et c’est dans le sous-sols lorrain que le patron de la FDE voit la clé de la souveraineté énergétique de la France, menacée par la guerre en Ukraine. Des réserves estimées à 190 milliards de mètres cubes de gaz, « soit cinq années de consommation française », que l’entreprise promet d’exploiter « rapidement une fois l’autorisation de l’État obtenue ». Mais l’extraction de cet hydrocarbure n’aura pas lieu. Le ministère de la Transition écologique s’y est opposé, rejetant, le 5 juillet, la demande d’exploitation déposé par la FDE. Une décision motivée par le fait que l’entreprise - une compagnie originaire d’Australie qui se nommait jusqu’en 2015 European Gas Limited - n’a pas démontré « sa capacité technique d’extraire le gaz ni l’exploitabilité du gisement ».   

Jouer la carte de la confusion 

Cette ressource, qui devait transformer la Moselle en « Eldorado »,  c’est le gaz de couche. Hydroca...
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