À peine désignés, les défis ne manquent pas pour les huit nouvelles têtes qui entrent ce vendredi au gouvernement, après le remaniement officialisé jeudi. Emmanuel Macron s'est exprimé face à sa nouvelle équipe gouvernementale en ouverture d'un premier Conseil des ministres en famille recomposée, qui est aussi le dernier à l'Élysée avant la coupure estivale. Le président a déroulé les priorités pour les semaines à venir, mais surtout pour la rentrée. Une série de chantiers sur lesquels les ministres semblent attendus au tournant par le chef de l'État, qui exige d'eux "exigence et exemplarité".
Emmanuel Macron a d'abord passé en revue les défis qui attendaient ses équipes pour l'été, à commencer par la reconstruction après les violences urbaines qui ont émaillé le pays fin juin, après la mort d'un adolescent tué par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre. Mais aussi l'enjeu de la sécheresse, déjà marquée dans plusieurs départements, et du "pouvoir d'achat", avec la hausse annoncée des prix de l'électricité au 1er août, et enfin la lutte pour désengorger les urgences. Avant de dérouler, ensuite, les priorités de son gouvernement dès la rentrée.
La France, "nation sportive", va d'abord vivre une année riche sur ce volet avec l'organisation sur son sol de grandes compétitions sportives, à commencer par la Coupe du monde de rugby en septembre, qui va courir sur "près de deux mois", puis des JO 2024 à Paris et dans toute la France, "dans quasiment un an jour pour jour". Des moments "de joie, de fierté, et d'organisation collective", car "il faut bien accueillir et sécuriser, cela mobilise tout le gouvernement", a-t-il insisté. "C'est une manière de projeter le pays vers une fierté inédite", a souligné le chef de l'État, promettant que "tous les départements ministériels seront mobilisés". "Nous devons être exemplaire, et en même temps donner cette fierté et cet espoir au pays", a-t-il poursuivi.
Il faudra aussi "préparer en quelque sorte le pays pour un cadre exigeant et l'ordre en matière de finances publiques", a-t-il ajouté. Dès la rentrée, la Première ministre et les ministres "compétents" auront la mission de "décliner la stratégie de finances publiques, qui seule nous permet d'être forts, qui donne le chemin d'un début de remboursement de la dette, de la poursuite de la baisse des impôts, et une gestion raisonnable de nos déficits", tout cela pour "donner de la crédibilité à la France en Europe", par "ses réformes et son sérieux". En ligne de mire, un objectif affiché de longue date par Emmanuel Macron : "revenir au cœur du continent européen". "Toutes les forces politiques" seront invitées à la table des discussions, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, la planification écologique va "structurer l'agenda de rentrée". Il a ainsi annoncé "à la fin de l'été" une présentation "dans sa complétude de la planification de la transition écologique pour tous les secteurs", qui devra donner de la "visibilité" sur les objectifs du gouvernement en la matière. L'agenda sera aussi occupé par "la question de l'immigration", qui fait l'objet d'un texte de loi qui avait été reporté à l'automne. Le gouvernement devra plancher sur cette thématique aux côtés de "toutes les oppositions constructives et républicaines", a exhorté le président. Le gouvernement a d'ores et déjà "engagé une réforme importante, avec un texte solide", a-t-il poursuivi, disant "souhaiter que l'on avance avec méthode et efficacité".
Enfin, l'exécutif devra aussi apporter des "réponses profondes" suite aux violences urbaines qui ont secoué de nombreuses villes françaises pendant près d'une semaine fin juin. "Au-delà des réponses d'urgence, nous voyons bien à travers les crises que le risque de fragmentation, de division profonde de la nation est là", a insisté le chef de l'État. "Il y a un besoin d'autorité, de respect, d'espérance légitime. C'est une réponse complète et profonde à l'échelle de la nation qu'il nous faut bâtir", a-t-il ajouté, rappelant que des travaux avaient été demandés aux ministres pour "tirer les leçons" de ces évènements et trouver "des réponses à profondeur".
"C'est notre capacité collective à apporter une réponse française aux inquiétudes et aux défis du moment", une réponse qui doit être "h...
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