Remaniement : quel bilan pour Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation ?

Ouest France - 20/07
Avec le remaniement annoncé, Pap Ndiaye va quitter son ministère de la rue de Grenelle durant les prochains jours, un peu plus d’un an après sa nomination. Hausse des salaires des enseignants, réforme des lycées professionnels, harcèlement scolaire, mixité sociale à l’école… le ministre de l’éducation a dû gérer de nombreux dossiers et a essuyé de nombreuses critiques.

Il devait mener une politique ambitieuse pour transformer « l’école du futur », l’un des axes prioritaires du second mandat d’Emmanuel Macron. Mais Pap Ndiaye, qui va quitter le ministère de l’Éducation - pour laisser la place à Gabriel Attal, selon Le Monde et BFMTV -, avait également pour mission de marquer une rupture avec son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer.

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« Sa nomination était une surprise, se souvient Lilia Ben Hamouda, rédactrice en cheffe du Café pédagogique, un média en ligne très lu chez les professeurs. Personne ne s’attendait à voir son nom sortir. C’était l’antithèse de Jean-Michel Blanquer dans le discours, qui a une vision de l’école marquée à droite. »

« Les dossiers de l’école étaient pilotés à l’Élysée »

Jean-Michel Blanquer avait entretenu des relations ombrageuses avec les syndicats d’enseignants, qui lui reprochaient d’annoncer chacune de ses réformes par voie de presse - notamment depuis Ibiza – et sans concertation. Sur ce plan, les débuts de l’universitaire Pap Ndiaye ont d’abord laissé place à l’optimisme : «  Humainement, il savait arrondir les angles, témoigne Isabelle Vuillet, représentante de la CGT Éducation. Mais ensuite, on l’a vu de moins en moins. » « Il n’avait aucun pouvoir, les dossiers de l’école étaient pilotés depuis l’Élysée », analyse Lilia Ben Hamouda, du Café pédagogique.

Guislaine David secrétaire générale du Snes-FSU, évoque les principales politiques éducatives lancées depuis sa nomination rue de Grenelle, en mai 2022 : « Le président était de tous les déplacements importants. C’est lui qui communiquait, pas le ministre. » Isabelle Vuillet, de la CGT Educ’action, cite la réforme des lycées professionnels : « On lui reproche de s’être mis en retrait par rapport à Carole Grandjean, la ministre déléguée à la formation professionnelle sous la double-tutelle du ministère du Travail. Or, les lycées pros, cela reste l’Éducation nationale. »

Des négociations tendues sur la hausse ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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