Tour de France 2023 : "Je ne prendrais rien que je ne donnerais pas à ma fille", se défend Jonas Vingegaard

LCI - 20/07
[VIDÉO] - Intouchable sur les routes du Tour, Jonas Vingegaard éveille les soupçons au fur et à mesure qu'il enchaîne les performances surprenantes. Dans un sport au passé marqué par les affaires de dopage, l'intégrité sportive du maillot jaune suscite le débat. Des soupçons dont se défend le leader de la Jumbo-Visma.

Intouchable sur les routes du Tour, Jonas Vingegaard éveille les soupçons au fur et à mesure qu'il enchaîne les performances surprenantes.
Dans un sport au passé marqué par les affaires de dopage, l'intégrité sportive du maillot jaune suscite le débat.
Des soupçons dont se défend le leader de la Jumbo-Visma.

Il avait assommé le Tour la veille avec un chrono supersonique. Il l'a définitivement écrasé sur les pentes infernales du col de la Loze. Au coude-à-coude avec Tadej Pogacar, qu'il devançait de 10 secondes à l'entame de la troisième semaine de course, Jonas Vingegaard a tapé du poing sur la table en bon maillot jaune qu'il est. Après avoir survolé le contre-la-montre, reléguant son rival à 1'38", le plus gros écart enregistré sur un exercice chronométré sur la Grande Boucle depuis 2014, le leader de la Jumbo-Visma a profité de la défaillance du maillot blanc lors de l'étape-reine, mercredi 19 juillet, pour finir le travail.

À trois jours de l'arrivée sur les Champs-Élysées, à Paris, "Vingo" compte désormais 7'35" d'avance sur son concurrent. Un écart vertigineux qui lui assure, sauf accident, une deuxième victoire d'affilée sur le Tour. Une domination outrageuse qui éveille les soupçons, les plus sceptiques le suspectant même d'avoir recours à des produits dopants.

Le maillot jaune assure "être propre"

Des accusations de dopage dont se défend le coureur danois. "Je comprends que c'est difficile de faire confiance au cyclisme avec ce qui est arrivé dans le passé. Mais je peux vous le dire la main sur le cœur : je ne prends rien et je ne prendrais rien que je ne donnerais pas à ma fille de deux ans", a assuré le vainqueur sortant du Tour de France, à l'arrivée de la 17e étape à Courchevel, marquée par un bouchon monstre dans une portion sinueuse du col de la Loze.

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Ce n'est la première fois qu'il est interrogé à ce sujet. Le week-end dernier, à l'arrivée de la 15e étape, le leader du classement général avait expliqué "comprendre les questionnements". "C'est vrai que nous allons vite, plus vite même qu'eux", avait-il reconnu, en référence à certains de ses illustres prédécesseurs, convaincus de dopage. "Le matériel, la nutrition, l'entraînement, tout a changé et cela explique que les performances s'améliorent. Mais c'est bien d'être sceptique." L'an dernier déjà, il avait garanti "être propre" et "ne rien prendre d'illégal". "Tout ce que je peux dire, c'est que je ne prends rien."

Yohan ROBLIN

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