INFO TF1/LCI - Violences urbaines à Marseille : des policiers de la BAC en garde à vue

LCI - 18/07
[VIDÉO] - Plusieurs policiers affectés à la brigade anti-criminalité sud et centre de Marseille (Bouches-du-Rhône) sont actuellement en garde à vue, ce mardi après-midi, dans les locaux de l'IGPN. Les fonctionnaires sont entendus dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 5 juillet du chef de "violences en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours".

Plusieurs policiers affectés à la brigade anti-criminalité sud et centre de Marseille (Bouches-du-Rhône) sont actuellement en garde à vue, ce mardi après-midi, dans les locaux de l'IGPN.
Les fonctionnaires sont entendus dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 5 juillet du chef de "violences en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours".

Selon nos informations, plusieurs policiers affectés à la Brigade anti-criminalité (BAC) sud et centre de Marseille (Bouches-du-Rhône) sont en garde à vue, ce mardi 18 juillet après-midi, dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). 

Les fonctionnaires, parmi lesquels l'un des officiers qui commandait la BAC dans la nuit du 1er au 2 juillet, sont entendus dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le parquet le 5 juillet du chef de "violences en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours".

Ce soir-là, alors que la ville était, comme beaucoup d'autres en France, le théâtre de violences urbaines sans précédent suite à la mort de Nahel le 27 juin à Nanterre, un jeune homme âgé de 22 ans avait été "laissé pour mort" selon ses proches, dans les rues de la cité phocéenne. La victime aurait reçu au cours des affrontements un tir de "flash-ball" dans la tempe avant d’être passé à tabac par un groupe de quatre à cinq personnes. Elle les avait identifiées comme un équipage de la Bac.

"Trainé dans une ruelle"

Sorti du coma après plusieurs jours à l'hôpital, le patient prénommé Hedi s'est confié à La Provence. Il a expliqué à nos confrères que, ce 1er juillet au soir, il était sorti boire un verre avec son ami Lilian et que vers 2h du matin, ils devaient rejoindre leurs petites amies respectives quand ils ont été surpris par des policiers "en civil", "arme à la ceinture", "flash-ball autour du cou" et "matraques ". "Quand ils nous ont demandé ce qu’on faisait là, l’un d’eux avait son arme à la main, le doigt sur la détente, un autre a déplié sa matraque. Je crois qu’on n’a même pas eu le temps de répondre. J’ai bloqué un coup de matraque avec mon bras, on s’est retourné pour partir en courant. Et j’ai entendu un tir", a rapporté Lilian au quotidien régional.

Son ami Hedi est atteint d'une balle de flash-ball et s'écroule. Il se souvient que les individus l'ont ensuite "traîné dans une ruelle", "mis sur le dos", avant qu'on ne le laisse là "pour mort". 

Victime d’une rupture d’anévrisme, Hedi a été transporté à l’hôpital par les patrons d'une épicerie voisine. Les médecins prendront en charge le patient dans le coma et découvriront "des morceaux de flash-ball" dans son crâne. 

La garde à vue des policiers peut durer jusqu'à 48 heures. 

A.S avec Raphaël Maillochon

Sur lemême thème

  • #Police
  • #Justice
  • Police, justice et faits diversLa France secouée par une vague de violences urbaines après la mort de Nahel
Voir plus

ToutTF1 Info

Le...
[Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...