SpaceX n'est pas la seule entreprise à tester des réservoirs volants pour faire avancer le développement d'un lanceur futur. ArianeWorks, qui développe un démonstrateur de premier étage réutilisable, a également choisi cette façon de travailler pour permettre à l'ESA, au Cnes et à ArianeGroup de préparer la famille de lanceurs qui succèdera à Ariane 6. Les explications de Jérôme Vila, fondateur et responsable d'ArianeWorks.
Découvrez toutes les Interviews FuturaExplorez les interviews de chercheurs, photographes, voyageurs témoins d'un monde qui change sous le joug du réchauffement climatique.Cela vous intéressera aussi[EN VIDÉO] ESA : l’Europe unie dans l’exploration spatiale Que de missions déjà pour l’Agence spatiale européenne depuis sa création en 1975. Plus que jamais l’ESA a les yeux tournés vers nos deux astres voisins : la Lune et Mars. Pour cela, de nouveaux robots se préparent pour leurs missions d’exploration et d’investigation avant que l’être humain n’y débarque.
SpaceX n'est pas la seule entreprise à tester des réservoirs volants pour faire avancer le développement d'un lanceur futur. ArianeWorks a également choisi cette façon de travailler pour permettre à l'ESA, au Cnes et à ArianeGroup d'accélérer Themis, un « démonstrateur de premier étage réutilisable, modulaire et à très bas coût, basé sur le moteur oxygène liquide-méthane Promotheus », nous explique Jérôme Vila, fondateur et responsable d'ArianeWorks.
Cela dit, cette approche de développement utilisée par ArianeWorks et SpaceX n'a évidemment pas été inventée par les équipes d'Elon Musk. Cette logique agile, entremêlant expérimentation et ingénierie de conception « était déjà mise en œuvre pour le développement des premières Ariane ».
Elle se justifie particulièrement dans les étapes de prototypage par le fait que l'on apprend plus rapidement de réalisations itératives au banc d'essai, même inabouties ou incomplètes. La conception méthodique, appliquée et méticuleuse, propre aux systèmes spatiaux intervient dans un second temps, lors du passage du prototype au produit opérationnel.
Voir aussiArianeWorks travaille aux lanceurs du futur qui succéderont à Ariane 6La série Themis comportera ainsi plusieurs versions d'étages et des essais qui monteront progressivement en complexité jusqu'aux vols les plus sophistiqués prévus depuis le Centre spatial guyanais. Et ils ne seront peut-être pas parfaits du premier coup. C'est ce que l'on constate avec les SN de SpaceX dont les derniers vols se sont soldés par deux crashs, mais c'est tout l'intérêt de cette philosophie qui, plutôt que d'exiger d'emblée la perfection, permet des allers-retours rapides entre les bureaux d'é...
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