60 degrés en Espagne ? Sandrine Rousseau assume son tweet, écrit pour "que les gens se réveillent"

LCI - 17/07
[VIDÉO] - Sandrine Rousseau a fait polémique jeudi dernier en laissant entendre qu'il avait fait 60 degrés en Espagne, sans préciser qu'il s'agissait de la température enregistrée au sol et non dans l'air. La députée écologiste a expliqué ce lundi qu'elle avait fait "exprès" pour "alerter sur la situation". "Je veux que les gens se réveillent sur la gravité et l'ampleur qu'a ce réchauffement climatique", a-t-elle déclaré.

Sandrine Rousseau a fait polémique jeudi dernier en laissant entendre qu'il avait fait 60 degrés en Espagne, sans préciser qu'il s'agissait de la température enregistrée au sol et non dans l'air.
La députée écologiste a expliqué ce lundi qu'elle avait fait "exprès" pour "alerter sur la situation".
"Je veux que les gens se réveillent sur la gravité et l'ampleur qu'a ce réchauffement climatique", a-t-elle déclaré.

Le tweet était trompeur, à raison. "Il fait 60 degrés en Espagne. 60 degrés", avait tweeté Sandrine Rousseau jeudi dernier, sans préciser qu'elle parlait de la température au sol enregistrée dans le pays, et non de la température de l'air. Ce lundi sur BFMTV, la députée écologiste de Paris a assumé et expliqué qu'elle l'avait fait "exprès". "J'en avais fait un autre avec la carte, qui mentionnait que c'était au sol, et j'ai fait exprès de le supprimer pour faire celui-ci et alerter sur la situation", a-t-elle justifié, alors que ce message posté sur le réseau social a fait polémique tout le week-end, et provoqué la colère de certains scientifiques.

Le docteur en agro-météorologie Serge Zaka a notamment regretté qu'il "manque des éléments importants de contexte". "Cette mesure, prise par satellite, donne une information de la température de la surface du sol. Elle peut être de 15-20°C supérieure à l'air suivant le type de sol et sa couleur. Il n'a jamais fait 60°C en Espagne", a-t-il expliqué, jugeant "insensé" de relayer de telles valeurs sans fournir davantage d'éléments d'explication. Mais Sandrine Rousseau s'est défendue d'avoir pris des "libertés scientifiques". "Il a fait 60 degrés au sol. Que finalement on en ait parlé tout le week-end est aussi une manière d'alerter sur ce qui se passe actuellement en Espagne", s'est-elle réjouie. 

"L'effet 'wake-up'"

"Comment fait-on pour alerter et créer de l'action autour du climat puisque là nous sommes comme pétrifiés face à cet enjeu qui est un enjeu majeur ? Là-dessus nous ne partageons pas forcément la même analyse qui est que moi je veux faire un effet 'wake-up', je veux que les gens se réveillent sur la gravité et l'ampleur qu'a ce réchauffement climatique", a justifié la députée EELV, coutumière de ces méthodes de communication pour alerter sur des sujets de société.

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"60 degrés au sol c'est 60 degrés pour les plantes, la faune, les animaux, les enfants qui sont au ras du sol. C'est une température qui menace la biodiversité, l'agriculture, qui dans les villes créé des ilots de chaleur", a également poursuivi Sandrine Rousseau pour montrer que cette température était problématique. "Moi qui aie travaillé sur les fissures des maisons, 60 degrés c'est ce qui se passe dans les fondations des maisons, et qui fait que les maisons craquent", a-t-elle encore ajouté.

J.F

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