L’information s'est confirmée à partir du début du mois de juin dernier. Un nouveau phénomène El Niño a débuté. Très vite, certains ont redouté qu’il devienne un « super El Niño ». Mais cela pourrait finalement ne pas être le cas.
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Au début du mois de juin dernier, les experts du monde entier le confirmaient. Un phénomène El Niño s'était mis en place dans l'océan Pacifique. Une première depuis sept ans maintenant. Et aussitôt, le monde entier avait voulu savoir ce qu'il en serait de son intensité. Il faut dire que les années El NiñoEl Niño sont toujours plus chaudes et plus agitées que les autres. Le phénomène provoque en effet une réorganisation de la circulation atmosphériquecirculation atmosphérique qui peut conduire à des phénomènes météorologiques extrêmes dévastateurs : de violents cyclones tropicaux, de graves sécheressessécheresses ou encore des mégafeux de forêt. Les pertes associées s'élèvent généralement à des milliers de milliards d'euros. Savoir s'il faut s'attendre à un El Niño classique ou fort a donc de l'importance. Un peu plus encore dans le contexte de changement climatique que nous connaissons aujourd'hui.
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) officialisait « le début de l'épisode » il y a quelques jours. Elle se prononçait alors pour un phénomène qui « devrait être au moins modéré ». D'autres l'envisageaient plutôt fort. Les chercheurs du Bureau of Meteorology australien - qui font référence en la matièrematière - évoquaient même une intensité « absolument exceptionnelle ». Les médias parlent de « super El Niño ».
Les scientifiques attribuent le qualificatif de « fort » à un phénomène El Niño lorsque les températures dans l'est de l'océan Pacifique montent à plus de 2 °C au-dessus des normales. C'est énorme. Rappelons en effet que pour confirmer un phénomène El Niño, il faut que les températures dans cette région du monde se calent entre 0,5 et 0,8 °C seulement au-dessus des moyennes.
Des « super El Niño » de plus en plus fréquents avec le réchauffement
Aujourd'hui cependant, des chercheurs de la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation - toujours en Australie - jugent que la probabilité pour que ce phénomène El Niño soit extrême est finalement assez faible. C'est l'histoire qui leur fait penser cela. Parce que nous sortons tout juste de trois années La Niña. Et que depuis 1950, alors que notre Planète a connu cinq événements La NiñaLa Niña aussi longs, aucun n'a été suivi d'un « super El Niño ».
Ces 40 dernières années, le monde a tout de m...
[Courte citation de 8% de l'article original]