En Belgique, il est possible de représenter 11 millions d’habitants mais de n’être capable de s’adresser qu’à une grosse moitié d’entre eux. C’est le cas de plusieurs de nos ministres fédéraux francophones, a-t-on découvert en passant au crible leurs interventions médiatiques et parlementaires.
C’est un incident linguistico-diplomatique, qui s’est produit au parlement lors de la visite du roi des Pays-Bas, qui nous a poussés à évaluer le niveau de maîtrise du néerlandais des membres francophones du gouvernement fédéral. Le 20 juin, la présidente de la Chambre, Eliane Tillieux (PS) a manifesté tant de difficultés pour communiquer en flamand qu’au bout de quelques phrases, le roi lui a signifié qu’elle pouvait poursuivre en français. La séquence a choqué une partie de l’opinion publique flamande…
Pour évaluer le niveau de nos représentants fédéraux, nous avons consulté Dave Sinardet, professeur de Sciences politiques (VUB/Saint-Louis), défenseur d’une circonscription fédérale et parfait bilingue. La première difficulté que nous avons rencontrée a été de trouver des vidéos où les ministres s’expriment dans la langue de Vondel. Si certains d’entre eux n’hésitent pas à franchir la frontière linguistique pour répondre en néerlandais aux questions des journalistes, d’autres évitent l’exercice ou préfèrent simplement répondre en français.
Pour les ministres absents des plateaux au nord du pays, il a fallu se tourner vers leurs allocutions à la Chambre. Le hic ? Lorsqu’il s’agit de répondre en flamand, la majorité des ministres lisent un texte, ce qui fausse l’évaluation. Mais les inflexions placées au mauvais endroit, les hésitations sur certains mots et les mauvaises prononciations traduisent une incapacité à communiquer correctement dans la langue de Tom Lanoye.
C’est donc en se basant sur ces différents éléments que nous avons noté les 10 membres de la Vivaldi.
”Le Néerlandais du vice-Premier ministre n’est pas p...
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