Premier stage validé pour le XV de France. À 56 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde de rugby, le 8 septembre (à suivre en direct sur TF1, MYTF1 et TF1info), les Bleus vont clore, vendredi 14 juillet, la première étape de leur préparation. Explosivité, remise en forme, ateliers spécifiques… Durant leur séjour en principauté de Monaco, les 42 joueurs préconvoqués par Fabien Galthié se sont frottés à des séances intensives, par quelque 30 degrés, qui avaient pour but d'optimiser l'état de forme de chacun, "remettre à niveau" en particulier la grosse dizaine de finalistes du Top 14, toulousains et rochelais.
"On est très, très content (...) du travail de grande qualité fourni depuis 15 jours", a salué Karim Ghezal, le co-entraîneur en charge de la conquête et des tâches spécifiques. "Ils ont tous accrochés, donc on est très satisfait de l'état d'esprit, de leur investissement, des encouragements qu'ils se font entre eux. (...) Notre luxe, c'est d'avoir pu travailler individuellement avec nos joueurs, sur des choses assez simples finalement, comme les passes", s'est réjoui le binôme de William Servat.
⚡️🇲🇨 𝑫𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝒋𝒐𝒖𝒓 de stage à Monaco pour les Bleus ! #XVdeFrance #UnisPourUnRêve #NeFaisonsXV pic.twitter.com/NN4mviARPG — France Rugby (@FranceRugby) July 14, 2023
On veut s'entraîner haut pour jouer facile
Thibault Giroud, directeur de la performance du XV de France
La grosse satisfaction du staff tricolore, "c'est qu'on a 100% des joueurs" qui étaient disponibles, a souligné le chef de la performance Thibault Giroud. "On n'a pas eu à se tracasser à adapter (le programme des séances) pour certains joueurs". Du coup, l'encadrement du "XV du Coq" a pu introduire des entraînements à haute intensité, la marque de fabrique de Fabien Galthié. "On veut s'entraîner haut pour jouer facile, ça paraît con (sic) comme phrase mais c'est ça", a-t-il expliqué.
Pour lui, "il faut qu'on soit capable de se déplacer plus longtemps, de changer de rythme, d'accélérer à n'importe quel moment du match et à n'importe quel endroit du terrain, notamment pour notre huit de devant : c'est là la clef du très, très haut niveau." Certains joueurs, "qui n'ont pas l'habitude de rentrer dans le dur", ont ainsi "joué le jeu" et sans "lâcher", a insisté le préparateur physique. "Parce qu'on peut parler de perf', de science, de chiffres, de tout ce que vous voulez mais le rugby est un sport de combat et si vous n'êtes pas capables de vous mettre la tête par terre à côté de votre collègue, ça ne marchera pas."
À l'heure de quitter le Rocher, et le stade Louis-II, qui lui a servi de terrain d'entraînement, le staff tricolore a un autre motif de satisfaction : aucun blessé n'est à déplorer. "On a de la chance, les 42 qui ont démarré le stage sont tous sur le pont", a applaudi Karim Ghezal. Afin de ne pas sursolliciter les organismes, déjà fatigués par une très longue fin de saison, il avait été décidé de "compresser les journées". Ce "séquençage maximum" (fin des entraînements physiques à 15h) et les nombreuses "plages de récupération" (mercredis et week-end en repos) ont permis d'éviter les bobos, a mis en avant Thibault Giroud.
À partir de samedi, les Bleus auront neuf jours pour souffler, période durant laquelle ils devront suivre un programme athlétique personnalisé, avant de se retrouver à Marcoussis, le 24 juillet, pour un deuxième stage qui durera jusqu'au 3 août. "J'aurai une heure et demie de travail", "en autonomie", quatre fois sur la semaine, a détaillé le troisième ligne Paul Boudehent. Des séances qui seront découpées en une heure de musculation et 30 minutes de course. "On sera éq...
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