14-Juillet : cinq choses à savoir sur le Premier ministre indien Narendra Modi, l'invité d'honneur controversé

LCI - 13/07
[VIDÉO] - Le Premier ministre indien Narendra Modi est arrivé à Paris ce jeudi, où il doit assister aux festivités du 14 juillet. À deux reprises, il doit dîner avec Emmanuel Macron. Voici cinq choses à savoir sur l'invité d'honneur controversé de la fête nationale.

Le Premier ministre indien Narendra Modi est arrivé à Paris ce jeudi, où il doit assister aux festivités du 14 juillet.
À deux reprises, il doit dîner avec Emmanuel Macron.
Voici cinq choses à savoir sur l'invité d'honneur controversé de la fête nationale.

Un tapis rouge avant de recevoir les honneurs de la République. Ce jeudi, le Premier ministre indien Narendra Modi est arrivé à Paris, accueilli par la Première ministre Élisabeth Borne, pour un voyage officiel durant lequel il sera l'invité d'honneur de la fête nationale du 14 juillet. Au programme : deux dîners avec le président de la République Emmanuel Macron, avec comme menu les relations internationales et la poursuite du partenariat stratégique entre la France et l'Inde, en dépit des critiques d'ONG et d'une partie de la classe politique. Voici cinq choses à savoir sur le dirigeant indien.

À la tête du plus grand pays du monde...

Le Premier ministre indien est à la tête de ce que l'on surnomme généralement la plus grande démocratie du monde. C'est aussi, depuis quelques semaines, le dirigeant du plus grand peuple de la planète. En avril dernier, l'Inde a dépassé la Chine au rayon des pays les plus peuplés. Narendra Modi, 72 ans, est désormais à la tête du gouvernement d'un pays de plus de 1,42 milliard d'habitants, selon une projection des Nations unies. Soit l'équivalent de plus de trois fois la population de l'Union européenne.

...depuis deux mandats

Narendra Modi est arrivé au pouvoir il y a près d'une décennie, en remportant les élections législatives en 2014. Auparavant, le leader du parti nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party (BJP), était à la tête de l'État du Gujarat (ouest du pays) depuis 2001. Il dirigeait la région lorsque des émeutes interconfessionnelles ont éclaté en 2002 et fait plus de 1000 morts, pour la plupart des musulmans.

En 2019, celui dont le père tenait un stand de thé dans ce même État du Gujarat avait été confortablement réélu pour un deuxième mandat. Il avait alors fait campagne sur un discours sécuritaire et nationaliste, plutôt que sur son bilan économique, alors que la croissance ralentissait.

Les prochaines élections, en 2024, sont déjà dans toutes les têtes. En début d'année, le gouvernement conservateur indien a ainsi annoncé un vaste programme d'infrastructures, une augmentation des dépenses sociales et des réductions d'impôts, Narendra Modi cherchant à stimuler l'économie et le portefeuille des électeurs avant le retour aux urnes. Il dépensera environ 122 milliards de dollars au cours du prochain exercice financier, une augmentation sans précédent de 33%, pour d'ambitieux projets routiers, autoroutiers, portuaires et ferroviaires.

Très critiqué pour son bilan en matière de droits humains

Les autorités indiennes sont régulièrement pointées du doigt en matière de droits humains. Selon des responsables religieux cités par l'AFP, la discrimination et les violences contre les minorités religieuses en Inde, où les hindous sont majoritaires, sont en hausse continue depuis l'accession au pouvoir de Narendra Modi. D'après la même source, les musulmans, qui comptent pour 14% de la population dans le pays, ont subi l'essentiel des violences, et les chrétiens (2% de la population) en sont également victimes.

Pas plus tard que ce jeudi 13 juillet, quelques heures après l'arrivée de Narendra Modi à Paris, le Parlement européen s'est ainsi inquiété des heurts récurrents dans l'État du Manipur entre la majorité Meitei, composée principalement d'hindous, et la minorité des Kukis, composée en grande partie de chrétiens, qui ont fait "au moins 120 morts". Les eurodéputés ont exhorté les autorités indiennes à "mettre fin rapidement aux violences ethniques et religieuses", dénonçant la "rhétorique nationaliste" des dirigeants, à qui ils demandent de cesser les "déclarations incendiaires", alors que le BJP est souvent accusé de galvaniser l'identité hindoue.

L'ONU s'inquiète, elle aussi, du traitement réservé aux minorités religieuses. En 2020, sa Haut-Commissaire aux droits de l'homme a demandé à la Cour suprême indienne de pouvoir se joindre au recours en justice contre une loi controversée sur la citoyenneté, qui facilitait l'attribution de la citoyenneté indienne à des réfugiés d'Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh, à condition qu'ils ne soient pas musulmans. Le gouvernement Modi, lui, se défend de privilégier les hindous et assure que les droits sont les mêmes pour toutes les religions.

Sa venue à Paris à l'occasion du 14-Juillet est d'ailleurs très critiquée par une partie de la classe politique et des ONG. En mai dernier, plusieurs cadres d'EELV ont estimé qu'il s'agissait d'une "faute politiq...
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