Avignon (Vaucluse), envoyée spéciale.
Marcher, marcher en dansant, danser en marchant. Pour ne pas tomber. Marcher selon des courbes dessinées à même le sol, comme des gribouillages d’enfants qui auraient raté leurs coloriages. Parfois, les danseurs suivent ces traces. Le plus souvent, ils les piétinent allègrement. Seul·e, à deux, en groupe, il y a quelque chose de la pulsion animale libérée des contraintes civiles. On danse, on breake, on smurfe, on transe. La notion de groupe, qu’il soit soudé ou éclaté, forme le noyau dur du geste chorégraphique d’Anne Teresa De Keersmaeker, reconstituant, à l’...
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