Disparition du petit Émile : le point sur l'enquête

LCI - 11/07
[VIDÉO] - Disparu samedi 8 juillet alors qu'il jouait dans le jardin de ses grands-parents au Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), Émile, deux ans et demi, reste introuvable. Après les battues organisées pour tenter de le retrouver, les autorités sont passées à une nouvelle phase de l'enquête, avec des opérations de "ratissage judiciaire". Les investigations vont se poursuivre mercredi.

Disparu samedi 8 juillet alors qu'il jouait dans le jardin de ses grands-parents au Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), Émile, deux ans et demi, reste introuvable.
Après les battues organisées pour tenter de le retrouver, les autorités sont passées à une nouvelle phase de l'enquête, avec des opérations de "ratissage judiciaire".
Les investigations vont se poursuivre mercredi.

Toujours aucune trace du petit garçon. Disparu samedi 8 juillet au Vernet, hameau de 125 habitants des Alpes-de-Haute-Provence, le petit Emile, deux ans et demi, reste introuvable ce mardi 11 juillet, malgré le vaste dispositif de recherches déployé. Dès dimanche, des centaines de bénévoles étaient mobilisés, en renfort des gendarmes, pour passer la zone au peigne fin. Ce mardi matin, les enquêteurs sont passés à une nouvelle phase, en bouclant la zone et en arrêtant les battues et en mettant les habitants à l'écart des recherches.

"Cette nouvelle journée d'investigation a été consacrée à un nouveau temps de recherche très localisé sur le hameau même du Haut-Verney" a résumé, mardi en fin d'après-midi Rémy Avon, le procureur de Digne-les-Bains, lors d'un point presse. "Nous en sommes au même point qu'avant-hier et ce n'est pas faute d'avoir multiplié les investigations", a-t-il déploré. Au-delà de 48 heures après le début des recherches, le pronostic vital d'Émile est "très engagé", compte tenu de son "jeune âge" et des "fortes chaleurs actuelles", selon le procureur. On fait le point, trois jours après la disparition du petit garçon. 

Il a échappé à la vigilance de ses grands-parents

Ce sont les grands-parents qui ont lancé l'alerte, samedi 8 juillet dans l'après-midi. Ces estivants de la commune accueillaient leur petit-fils pour les vacances. L'enfant, décrit comme "curieux et téméraire" par ses parents, a échappé à leur vigilance aux alentours de 18h, alors qu'il jouait dans leur jardin, dans un secteur dont les alentours sont escarpés. "Dès 18h40, un important dispositif de recherche de l'enfant a été mis en œuvre", a indiqué dimanche dans un communiqué la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence.

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Une trentaine de gendarmes au sol, dont un peloton de gendarmerie de haute montagne, ainsi que deux hélicoptères ont été mobilisés. Des équipes cynophiles participent également aux recherches, aidées de leurs chiens de Saint-Hubert, une race à l'odorat très développé. Pour aider aux recherches dans cette région escarpée où se trouvent de nombreux sentiers de randonnée, les autorités ont appelé à la mobilisation de bénévoles. Près de 800 étaient mobilisées dès le dimanche pour retrouver le garçon, en vain. 

"Scène de crime"

Dès mardi matin, l'enquête a pris une autre tournure, et la zone a été évacuée. "Ce matin à 8h, la zone a été bouclée et interdite d'accès à toute personne étrangère au hameau", a rappelé le procureur de Digne-les-Bains mardi après-midi. "Les gendarmes ont investi les lieux pour pouvoir procéder à des opérations de ratissage judiciaire. Il s'agit de rechercher le moindre indice, la moindre trace qui nous permettrait de tenter de comprendre comment le petit Émile a disparu", a détaillé Rémy Avon. 

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Sur cette zone transformée pratiquement en "scène de crime", comme l'expliquait ce mardi à TF1 le général Jacques Morel, ancien patron de la section de recherches de Versailles, les enquêteurs ont "tout repris à zéro en ce qui concerne les traces et les indices". Ces derniers ont notamment vérifié la "géolocalisation de tous les portables qui se trouvaient à proximité", "les accès par les villages où il y a de la vidéosurveillance". 

Aucune piste n'est privilégiée

Pour le moment, "les opérations en cours n'ont pas apporté d'éléments utiles à l'enquête", a rapporté Rémy Avon. Ces opérations vont se poursuivre mercredi. "L'enquête continue. À ce jour, les 30 bâtiments du hameau ont été visités", a poursuivi le procureur. "25 personnes ont été entendues, 12 véhicules ont été visités, 12 hectares ratissés et 1200 appels ont été reçus", a-t-il énuméré. 

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