Parlons cul, mais parlons bien.
Depuis le XXe siècle, la société française s'échine à briser ce que nous appelons des sujets tabous; c'est-à-dire ces comportements humains dont on sait qu'ils existent mais qu'on évite à tout prix d'évoquer publiquement parce qu'ils traînent derrière eux un sillage de honte. Ces choses «dont on ne parle pas» ont été l'homosexualité, le sida, les règles, le cancer, l'alcoolisme, les troubles du comportement alimentaire, autant de sujets autrefois intouchables et que l'on peut désormais aborder ouvertement dans le débat public sans craindre d'être montré du doigt.
Il en reste cependant un que rien n'ébranle, remarquablement absent des plateaux télé, des unes des magazines et même des conversations quotidiennes: les hémorroïdes. Selon la Société nationale française de gastro-entérologie, une personne sur trois «déclare [en] avoir souffert au moins une fois» au cours de sa vie. Sachant que c'est probablement le moins glamour de tous les maux susceptibles de vous tomber dessus au cours de votre séjour dans cette vallée de larmes, et qu'à ce titre, beaucoup préfèrent le silence ou le mensonge à l'aveu, ce chiffre est probablement bien en deçà de la vérité.
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De deux choses l'une: soit vous avez gloussé en vous disant «quel sujet de merde, c'est le cas de le dire hahaha» et vous n'en avez jamais eu. Soit vous avez gloussé et vous vous êtes dit «ah ouais, ...
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