Visiter l'exposition de Ron Mueck, actuellement à la Fondation Cartier, n'est pas une promenade de santé. Entre autres, ces gigantesques crânes humains, véritables memento mori, saisissent le visiteur autant qu'ils dérangent. Ce monumental effet de « mass », du nom de cette installation, a forcément intéressé le paléoanthropologue, Antoine Balzeau, et son point de vue de chercheur nous propose une autre expérience immersive sur notre finitude.
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[EN VIDÉO] Le crâne de l’Homme de Malapa Ce crâne appartenait à un Homme de Malapa, Australopithecus sediba, l’un de nos lointains ancêtres.
Antoine Balzeau est paléoanthropologue au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle. Il étudie l’évolution des humains préhistoriques et s’intéresse surtout aux caractéristiques internes des fossiles, grâce aux méthodes d’imagerie.
Au cours d’une longue visite de l’exposition Ron Mueck à la fondation Cartier pour l’art contemporain, le chercheur nous a confié ses réflexions, entre observations scientifiques liées à la morphologie des crânes, curiosité pour la méthode de l’artiste et étonnement face à une œuvre qui pose plus de questions qu’elle n’offre de réponses.
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