VIDÉO - Commerces vandalisés : les assureurs vont-ils se montrer conciliants ?

LCI - 08/07
[VIDÉO] - Après les dégâts dus aux violences urbaines, de nombreux commerçants ont sollicité leurs assurances. Mais tous ne sont pas protégés de la même façon, contre ces sinistres spécifiques. De Lille à Marseille, TF1 a rencontré des assurés inquiets.

Après les dégâts dus aux violences urbaines, de nombreux commerçants ont sollicité leurs assurances.
Mais tous ne sont pas protégés de la même façon, contre ces sinistres spécifiques.
De Lille à Marseille, TF1 a rencontré des assurés inquiets.

Cette opticienne de Lille (Nord) a envoyé un message à son assureur quelques heures seulement après le saccage de sa boutique, il y a plus d’une semaine. Ce vendredi matin, elle vient tout juste de recevoir une réponse, comme elle l'explique dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "On va vous envoyer une société d'experts pour vérifier que vous avez bien eu des dégâts, et voir ce qu'on peut faire pour vous", résumé Gaëlle Claeys dépitée, au micro de TF1. 

L'opticienne a dû "avancer les frais de sécurisation", et faire "changer les serrures". Sa boutique a été lourdement dégradée, et de nombreuses lunettes ont été dérobées, lors des violences urbaines qui avaient suivi la mort de Nahel, tué par un policier à Nanterre le 27 juin dernier. Gaëlle évalue son préjudice à plus 30.000 euros, et s'avoue un peu perdue face au manque d’information sur les démarches à suivre.

Des contrats sujets à des "formes d'interprétation"

À Marseille (Bouches-du-Rhône), c'est un horloger, qui tente de comprendre, avec les conseils d’un courtier, les clauses de son contrat d’assurance. Il est crucial de savoir si les émeutes et le vandalisme sont pris en charge. Thierry Campo dispose bien de la "garantie émeutes", et son assureur avait réagi assez vite, avec la visite d'un expert trois jours après les faits. Mais tous les contrats ne sont pas les mêmes, ils varient selon les assurances et les clauses.

"Un certain nombre de contrats prévoient des exclusions si les dégradations ont été commises dans le cadre d'émeutes", explique Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la Confédération des PME. "À l'inverse", pointe-t-il, "si ces dégradations interviennent dans le cadre du vandalisme, à ce moment-là, c'est pris en compte". Des termes qui peuvent prêter à une "forme d'interprétation", prévient-il.

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Le gouvernement incite les assurances à soutenir les professionnels touchés, et à faire preuve de souplesse. Car aux dégradations s'ajoute la perte d’exploitation, pour les commerçants qui ont dû fermer leurs boutiques. Plus de 1000 commerces auraient été touchés par les violences consécutives à la mort du jeune Nahel, sur l'ensemble du territoire.

La rédaction de TF1info | Reportage : Linda Huré, Vincent Lamhaut, Rafael Asencio

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