Armes à sous-munitions, rencontre Zelensky-Erdogan... Le point sur la situation aujourd'hui en Ukraine

LCI - 08/07
[VIDÉO] - Le président américain Joe Biden a annoncé la livraison prochaine d'armes à sous-munitions à l'Ukraine, une décision contestée par nombre d'ONG. De son côté, l'ONU dénonce les pertes civiles, alors que les combats franchissent le cap des 500 jours. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Le président américain Joe Biden a annoncé la livraison prochaine d'armes à sous-munitions à l'Ukraine, une décision contestée par nombre d'ONG.
De son côté, l'ONU dénonce les pertes civiles, alors que les combats franchissent le cap des 500 jours.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Kiev va recevoir des armes à sous-munitions. Les États-Unis ont franchi un pas supplémentaire en décidant de livrer à Kiev des armes à sous-munitions, qui tuent à l'aveugle et sont interdites dans nombre de pays, notamment européens. "Cela a été une décision très difficile pour moi", a confié le président Joe Biden à la chaîne CNN, en précisant en avoir discuté au préalable avec les pays alliés et le Congrès américain. "Cela m'a pris du temps avant d'être convaincu de le faire", a-t-il encore déclaré, justifiant sa décision par le fait que l'Ukraine était "à court de munitions."

Une décision saluée par l'Ukraine, pas par les ONG. "Une aide militaire indispensable, vaste et opportune", a écrit le président ukrainien Volodymyr Zelensky après cette annonce, remerciant Joe Biden et les Américains pour cette "mesure décisive". Mais l'usage de ces bombes suscite déjà une vague de condamnations de la part d'ONG. Ces bombes dispersent de façon indiscriminée et sur une zone supérieure à plusieurs terrains de football une multitude de petits explosifs. Les experts affirment qu'entre 5 et 40% des sous-munitions n'explosent pas à l'impact et peuvent ainsi rester dans le sol pendant des décennies. "C'est une peine de mort pour les civils sur le long terme. Il y a des personnes qui ne sont pas encore nées qui en seront les victimes", dénonce ainsi l'organisation Handicap International - Humanity and Inclusion (HI).

L'Europe va doper sa production de munitions. Le Parlement européen et les États membres sont parvenus à un accord pour doper la production de munitions dans l'UE, afin de reconstituer les arsenaux des Européens et de continuer à armer l'Ukraine. Ce plan "en soutien à la production de munitions" est doté de 500 millions d'euros. "C'est une nouvelle preuve de l'engagement indéfectible de l'UE à soutenir l'Ukraine", a déclaré la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles, dont le pays exerce la présidence tournante du Conseil de l'UE.

Ukraine et Russie doivent "retourner aux pourparlers de paix", selon la Turquie

Bilan après 500 jours de guerre. L'ONU a dénoncé les pertes en vies humaines civiles, au moment où les combats franchissent le cap des 500 jours. Plus de 9000 civils, dont 500 enfants, ont été tués depuis l'invasion russe du 24 février 2022, a déclaré la Mission de surveillance des droits humains des Nations Unies en Ukraine dans un communiqué, bien que les représentants de l'ONU aient précédemment déclaré que le nombre réel était probablement beaucoup plus élevé.

Centrale de Zaporijia. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) "fait des progrès" dans l'accès à la centrale nucléaire de Zaporijia dans le sud de l'Ukraine, a déclaré son directeur général Rafael Grossi. Il a précisé que des inspecteurs avaient visité plusieurs sites, dont les piscines de refroidissement, mais qu'ils n'avaient pas eu accès aux toits où l'Ukraine soupçonne les forces russes, qui occupent la centrale, d'avoir placé des mines ou des explosifs. "Je suis plutôt convaincu que nous obtiendrons cette autorisation", a-t-il insisté. "C'est une zone de combat, une zone de guerre active, donc parfois cela peut prendre un jour ou deux pour obtenir les autorisations."

Rencontre Zelensky-Erdogan. Pour la première fois depuis l'été dernier, Volodymyr Zelensky, a eu un long entretien en tête-à-tête avec le président turc, qui maintient des liens étroits à la fois avec Kiev et Moscou. Recep Tayyip Erdogan a notamment affirmé que l'Ukraine "mérite d'intégrer l'Otan". Le chef de l'État turc, qui a annoncé la visite du président russe Vladimir Poutine "le mois prochain", a par ailleurs estimé que la Russie et l'Ukraine "devraient retourner aux pourparlers de paix". Le Kremlin avait indiqué suivre "de très près" les discussions entre Zelensky et Erdogan, promettant de maintenir un "partenariat constructif avec Ankara" et saluant le "rôle de médiateur" du président turc.

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