«Zyed et Bouna, on ne les oublie pas à Clichy-sous-Bois. Ils sont morts juste là », indique Idriss, maillot de basket sur le dos, en pointant avec son pouce derrière lui, en contrebas, l’enceinte du poste électrique dans laquelle ils ont été électrocutés en tentant d’échapper à un contrôle de police. La mémoire des révoltes de 2005, restée vive dans la ville qui en a été l’épicentre, s’est réactivée ces derniers jours. Après la mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier à Nanterre, Clichy-sous-Bois a connu, comme d’autres villes de banlieue, trois nuits de soulèvement.
« On n’arrive pas à dormir, le bruit des grenades et des feux d’artifice dure jusqu’à 1 ou 2 heures du matin », poursuit l’adolescent de 16 ans, en énumérant les différentes « forces de l’ordre » intervenues la nuit dernière : police municipale, nationale, la BAC… S’ils ne peuvent pas sortir la nuit, lui et son ami Dylan, 17 ans et ballon de baske...
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