Sur le continent africain, où il se paie rubis sur l'ongle grâce à la complicité d'États défaillants, le Groupe Wagner pourra-t-il continuer ses opérations comme avant? Il est permis d'en douter après le coup de force avorté d'Evgueni Prigojine, chef du groupe paramilitaire privé, dont les miliciens se sont mutinés les 23 et 24 juin, s'approchant à quelques centaines de kilomètres de Moscou, jusqu'à ce que «l'ancien cuisinier» de Vladimir Poutine décide de replier ses colonnes blindées. Lesquelles ont abattu plusieurs aéronefs russes et pris le contrôle du principal centre de commandement militaire russe pour l'Ukraine à Rostov-sur-le-Don (sud-ouest de la Russie).
«Une trahison», selon le maître du Kremlin, qui a néanmoins scellé un accord dans la foulée, afin de réintégrer les...
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