Kiev progresse "pas à pas" sur le front, Prigojine brise le silence... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 04/07
[VIDÉO] - Alors que ses troupes mènent un combat "acharné" face l'ennemi russe, Kiev a revendiqué, lundi 3 juillet, de légers gains sur le front. Exilé en Biélorussie depuis sa rébellion avortée, Evgueni Prigojine a pris la parole pour justifier son coup de force, lequel visait à combattre "les traitres". Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Alors que ses troupes mènent un combat "acharné" face l'ennemi russe, Kiev a revendiqué, lundi 3 juillet, de légers gains sur le front.
Exilé en Biélorussie depuis sa rébellion avortée, Evgueni Prigojine a pris la parole pour justifier son coup de force, lequel visait à combattre "les traitres".
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Cinq drones ukrainiens "abattus" dans la région de Moscou. La Russie a dénoncé, mardi 4 juillet, un "acte terroriste" du régime de Kiev, après une attaque de cinq drones visant des sites près de Moscou et dans sa région, perturbant le fonctionnement de l'aéroport international de Vnoukovo. Quatre engins ont été détruits par la défense antiaérienne et le cinquième a été neutralisé par des "moyens de guerre électronique", avant de s'écraser, a annoncé le ministère russe de la Défense. L'attaque n'a fait de victimes ni de dégâts. "C'est un nouvel acte terroriste", s'est insurgée sur Telegram la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. Compte tenu que le président "Zelensky commet ces actes terroristes à l'aide des armes livrées par l'Occident ou achetées avec du financement occidental, il s'agit du terrorisme international", a-t-elle affirmé. 

Kiev progresse sur le front, en dépit de la résistance russe. L'Ukraine a revendiqué, lundi 3 juillet, avoir repris 37 km2 dans l'est et le sud dans le cadre de sa contre-offensive, lancée courant juin. Les gains restent, pour le moment, limités du fait d'une puissante défense russe et d'un manque d'aviation et de munitions d'artillerie. "La semaine dernière a été difficile sur le front, mais nous réalisons des progrès. Nous avançons pas à pas", a résumé sur Telegram le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. "L'ennemi résiste fortement, un duel très rude est en cours", a souligné sa vice-ministre de la Défense, Ganna Maliar, alors que Moscou a construit ces derniers mois des lignes défensives à base de tranchées et de champs de mines. 

DOCUMENT TF1 - Au cœur des tranchées avec les soldats russesSource : TF1 Info

"Pas surprenant" que la contre-offensive prenne du temps. "Une contre-offensive, c'est difficile. Il ne faut jamais croire qu'il s'agit d'une opération facile", a commenté l'amiral Rob Bauer, chef du comité militaire de l'Otan, alors que, sur le front, Kiev ne progresse pas aussi rapidement qu'espéré. "Il y a un nombre considérable de Russes en Ukraine. Il y a d'énormes obstacles défensifs. (...) Ce type d'opération est extrêmement difficile", a-t-il martelé. Selon lui, les commandants ukrainiens ont raison d'être "prudents" et de tester les faiblesses dans les lignes russes, car ils risquent d'énormes pertes en cas d'assaut mal préparé. "Si l'Ukraine perd cette guerre, ce n'est pas la fin de l'instabilité. C'est le début de davantage d'instabilité."

Revoilà Evgueni Prigojine. Réfugié en Biélorussie, depuis son coup de force avorté, le chef de Wagner est sorti de son silence dans un message audio diffusé sur un compte Telegram lié à la milice paramilitaire. "Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien. Merci pour ça", a lancé Evgueni Prigojine, que le FSB aurait "reçu l'ordre de tuer". Lors de cette prise de parole, il est revenu sur les événements qui ont fait vaciller le Kremlin, le 24 juin dernier. "Je veux que vous compreniez que notre 'Marche de la Justice' visait à combattre les traîtres et à mobiliser notre société", a-t-il expliqué. "Et je pense que nous y sommes parvenus en grande partie. Dans un avenir proche, je suis sûr que vous verrez nos prochaines victoires au front."

Le FSB dit avoir "déjoué" une tentative d'assassinat. "Une tentative d'assassinat du dirigeant de la Crimée, Sergueï Aksionov, organisée par les services spéciaux ukrainiens a été déjouée", a assuré le FSB, cité par les agences de presse russes. Un citoyen russe, né en 1988, a été arrêté, accusé d'avoir été "recruté" par les services secrets ukrainiens (SBU), pour tuer le dirigeant installé par Moscou dans la péninsule annexée en 2014. "Le poseur de bombe n'a pas eu le temps de mettre à exécution son intention criminelle, car il a été arrêté au moment où il récupérait un engin explosif d'une cache", a encore indiqué le FSB. "Nos services spéciaux travaillent de manière claire et efficace. Je suis convaincu que les instigateurs de ce crime seront retrouvés et punis", a réagi sur Telegram Sergueï Aksionov, remerciant le FSB d'avoir "empêché la tentative d'assassinat". 

Premier pas "historique" pour juger les crimes de guerre en Ukraine. Le Centre international pour la poursuite du crime d'agression contre l'Ukraine (ICPA), un bureau international chargé d'enquêter sur les crimes commis, a ouvert à La Haye, aux Pays-Bas. Cette forme de parquet a pour mission d'enquêter et de collecter des preuves, dans l'objectif de la tenue d'un procès à l'encontre de responsables civils et ...
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