VIDÉO - Violences urbaines : accalmie relative après plusieurs nuits de tensions

LCI - 03/07
[VIDÉO] - La nuit de dimanche à lundi s'est déroulée sans accroc particulier, après cinq nuits de violences urbaines dans le pays. Selon le ministère de l'Intérieur, aucun incident majeur n'est à déplorer. Tôt ce lundi matin, les autorités ont fait état de 157 interpellations, un chiffre en net recul par rapport aux nuits précédentes.

La nuit de dimanche à lundi s'est déroulée sans accroc particulier, après cinq nuits de violences urbaines dans le pays.
Selon le ministère de l'Intérieur, aucun incident majeur n'est à déplorer.
Tôt ce lundi matin, les autorités ont fait état de 157 interpellations, un chiffre en net recul par rapport aux nuits précédentes.

Après plusieurs nuits de forte tension, l'heure semble désormais à l'accalmie. La nuit de dimanche à lundi a été marquée par un net recul des violences urbaines qui secouent le pays depuis la mort d'un adolescent de 17 ans, Nahel, tué mardi par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre. Selon les derniers chiffres remontés par le ministère de l'Intérieur à 7h30 ce lundi, les forces de l'ordre avaient procédé à 157 interpellations sur tout le territoire national, soit quasiment quatre fois moins que dimanche à la même heure, et aucun incident majeur n'est à signaler. Trois membres d'entre elles ont été blessés, un chiffre là aussi bien moins élevé que lors des précédentes nuits. 

Au niveau des incendies, tous les relevés sont également en baisse : 352 feux de poubelle et abribus, 297 véhicules incendiés, 34 d'incendies ou tentatives d'incendie ou de dégradations de bâtiments, un poste de police national et une caserne de gendarmerie touchés, contre dix la veille. 

À l'échelle locale, une vingtaine de personnes avaient été interpellées à Paris et en Île-de-France, selon un bilan rendu vers 2h du matin. Du côté de l'agglomération lyonnaise, marquée par de multiples tensions vendredi soir, ce sont cinq interpellations qui ont été signalées. À Nanterre, jusque-là épicentre de tensions, aucun incident majeur n'est non plus à déplorer. Quant à Marseille, fortement touchée par des violences ces derniers jours, la nuit s'est déroulée dans un calme relatif. Une accalmie déjà amorcée la veille : la nuit précédente, de samedi à dimanche, avait déjà été "plus calme" dans tout le pays selon les autorités, exception faite de l'attaque à la voiture-bélier du domicile du maire de L'Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne.

Dispositif sécuritaire massif

Pour la troisième nuit consécutive, un dispositif musclé avait été déployé sur le territoire dimanche soir : 45.000 policiers et gendarmes mobilisés, "pour assurer durablement le retour de l’ordre public", a fait valoir le ministère de l'Intérieur, assurant que cette mobilisation "ne faiblit pas". Gérald Darmanin avait également transmis des consignes "fermes", en appelant à mener des interpellations. Parmi les moyens dépêchés par les forces de l'ordre pour dissuader toute nouvelle flambée de violence, des unités d'élite de la police, comme la CRS 8 envoyée à Lyon, des blindés de la gendarmerie déployés notamment à Vaulx-en-Velin ou à Marseille, mais aussi l'envoi du RAID, de la BRI, du GIGN et la mobilisation de drones et hélicoptères. 

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Depuis le début de ces violences urbaines, quelque 3200 personnes ont été interpellées en tout. Au cours des cinq premières nuits de tensions, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé quelque 5000 véhicules incendiés, près de 1000 bâtiments brûlés ou dégradés, 250 attaques de commissariats ou de gendarmeries, plus de 700 membres des forces de l'ordre blessés... 

Les appels au calme se sont par ailleurs multipliés ces derniers jours. Dimanche après-midi, la grand-mère de Nahel a elle-même lancé un message aux émeutiers. "Qu'ils ne cassent pas les vitrines, qu'ils ne cassent pas les écoles, pas les bus", a exhorté Nadia sur BFMTV.

M.L (avec AFP)

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