Des "combats acharnés" dans plusieurs secteurs. L'Ukraine a admis dimanche que les forces russes avançaient dans quatre zones de la ligne de front dans l'est où ont lieu des "combats acharnés", mais assuré que ses troupes progressaient dans le sud, un mois environ après le lancement de leur contre-offensive. "L'ennemi avance dans les secteurs d'Avdiivka, Mariinka, Lyman", a écrit la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar sur Telegram. "Il avance aussi dans le secteur de Svatovoe". "La situation est assez difficile", a-t-elle poursuivi.
"Succès partiel". La vice-ministre de la Défense a également indiqué dimanche que les troupes ukrainiennes avançaient pour leur part avec "un succès partiel" sur le flanc sud de la ville de Bakhmout, dans l'est, ainsi que près de Berdiansk et de Melitopol dans la zone sud du front. Dans le sud, Ganna Maliar a indiqué que les forces ukrainiennes rencontraient une "résistance intense de l'ennemi" ainsi que des champs de mines, et n'avançaient que "progressivement". Les troupes ukrainiennes "travaillent en permanence et sans relâche à créer les conditions d'une avance aussi rapide que possible", a-t-elle encore écrit.
Nouvelle attaque sur des responsables ukrainiens. Dimanche, des responsables ukrainiens ont annoncé avoir été victimes d'une nouvelle attaque aérienne nocturne de drones explosifs sur Kiev, la première depuis 12 jours. "Toutes les cibles ennemies dans l'espace aérien autour de Kiev ont été détectées et détruites", a dit Serhïi Popko, le chef de l'administration militaire de la capitale. L'armée de l'air ukrainienne, dans un communiqué séparé, a annoncé avoir abattu huit drones explosifs Shahed de fabrication iranienne, et trois missiles de croisière.
Accusations contre Evguéni Prigojine. La télévision publique russe a accusé dimanche le chef de Wagner, Evguéni Prigojine, d'avoir déraillé après avoir reçu des milliards d'argent public, illustrant le nouveau narratif du pouvoir sur le groupe paramilitaire, depuis sa mutinerie avortée. "Prigojine a perdu la boule à cause de fortes sommes d'argent", a affirmé Dmitri Kissiliov, l'une des principales voix de l'appareil médiatique du Kremlin, lors de son émission hebdomadaire. "Il a cru qu'il pouvait s'opposer à la fois au ministère russe de la Défense, à l'État et au président en personne", a-t-il encore lancé. Pour illustrer cette folie des grandeurs supposée, le présentateur a assuré, sans fournir de preuves, que la société militaire Wagner avait reçu 858 milliards de roubles (8,8 milliards d'euros) d'argent public assurant que "l'un des grands facteurs" de la mutinerie du groupe Wagner est le refus du ministère russe de la Défense de prolonger de juteux contrats signés avec le groupe de restauration Concord d'Evguéni Prigojine.
Menace sur l'accord céréalier. Interrogé sur l'Initiative céréalière de la mer Noire, l'ambassadeur russe aux Nations unies a déclaré ne pas voir "de raisons" de prolonger l'accord qui permet les exportations de céréales ukrainiennes malgré le conflit, qui doit expirer en juillet. Pour Guennadi Gatilov, l'accord conclu en juillet 2022 s'est détourné de ses visées humanitaires pour devenir "un projet commercial", fournissant principalement les "pays à revenu élevé", a-t-il déclaré dans un entretien au média russe Izvestia paru lundi. Et les couloirs utilisés "sont régulièrement utilisés par les Ukrainiens pour lancer des drones" militaires, a ajouté le diplomate.
Des blindés français "inadaptés" ? Un officier ukrainien a estimé que les chars AMX-10 RC livrés par la France à l'Ukraine et utilisés actuellement dans la contre-offensive de Kiev, ne sont pas appropriés pour les attaques sur le front. Commandant d'un bataillon de la 37e Brigade d'infanterie navale, déployée dans la région de Donetsk, le major Spartanets (Spartiate), son pseudo, a observé ces chars français sur le champ de bataille. "Ils sont utilisés pour des tirs d'appui, à cause de leur blindage léger. Leur armement est bon, leurs instruments d'ob...
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