La guerre a "un effet destructeur" sur Vladimir Poutine. Depuis la Fondation Ditchley, au Royaume-Uni, le chef de la CIA, William Burns, a qualifié, samedi 1er juillet, l'invasion russe de l'Ukraine de "défi géopolitique le plus immédiat et le plus aigu pour l'ordre international aujourd'hui". Selon lui, ce conflit est un "échec stratégique" de la part du Kremlin, qui a révélé les faiblesses militaires de Moscou, porté un coup à son économie et encouragé l'élargissement et le renforcement de l'Otan.
"Le mécontentement à l'égard de la guerre continuera à ronger les dirigeants russes. (...) Ce mécontentement crée pour nous, à la CIA, une occasion qui ne se présente qu'une fois par génération", a estimé le patron de l'agence de renseignement. L'épisode du week-end dernier, avec la rébellion avortée de Wagner, qu'il a qualifiée de "défi armé à l'État russe", "rappelle avec force l'effet destructeur de la guerre de Poutine sur sa propre société et son propre régime." "L'impact des mots et des actions (d'Evgueni Prigojine, ndlr) se fera sentir pendant un certain temps", a assuré l'ex-ambassadeur des États-Unis en Russie de 2005 à 2008.
Le voyage secret du chef de la CIA que Washington a voulu cacher. En pleine contre-offensive de Kiev contre les troupes russes, le directeur de la CIA, William Burns, s'est rendu à Kiev. Cette visite, tenue jusqu'alors secrète, a été révélée par le Washington Post et confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Au cours de ce déplacement non annoncé, qui a eu lieu au moins de juin, en amont de la mutinerie ordonnée par Evgueni Prigojine, le chef de l'agence, qui a son QG à Langley, en Virginie, a rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et des hauts responsables locaux.
La candidature de l'Ukraine, "priorité de la présidence" espagnole de l'UE. En visite à Kiev, au premier jour de sa présidence tournante de l'Union européenne, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a affirmé faire de la demande d'adhésion ukrainienne "l'une de (ses) priorités". "Ma présence au premier jour de cette présidence de six mois (...) prouve un engagement politique clair et sans équivoque de la part des institutions communautaires", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse conjointe avec Volodymyr Zelensky. Dans une déclaration commune, le chef du gouvernement espagnol a aussi témoigné de son soutien au "renforcement du partenariat entre l'Otan et l'Ukraine, y compris par la création d'un Conseil Otan-Ukraine".
Le coup de pression de Volodymyr Zelensky à l'Otan. Au cours de son point-presse, organisé avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, le chef d'État ukrainien, Volodymyr Zelensky, a sommé l'organisation politico-militaire d'inviter Kiev à la rejoindre, dans les plus brefs délais. "Nous avons besoin d'un signal très clair et intelligible lors du sommet de Vilnius (les 11 et 12 juillet, ndlr), selon lequel l'Ukraine peut devenir un membre à part entière de l'Otan après la guerre", a-t-il lancé devant les journalistes. "Cette invitation à l'alliance est la première étape, très concrète, qui serait très importante pour nous".
Kiev accuse "certains" partenaires occidentaux de traîner les pieds. Alors que l'Ukraine a dit mener des batailles "acharnées" dans le cadre de sa contre-offensive, les troupes de Kiev sont bridées par un manque d'armement, en particulier d'avions de combat. De quoi susciter l'impatience de Volodymyr Zelensky envers "certains" partenaires occidentaux. "Ont-ils une idée de la date à laquelle l'Ukraine pourra obtenir des F-16 ?", s'est insurgé le président ukrainien. "Il n'y a pas de calendrier des missions d'entraînement. Je pense que certains partenaires traînent des pieds. Pourquoi le font-ils ? Je ne le sais pas."
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