Il y a tout juste un an débarquait pour le première fois sur France Télévisions la version française de l'émission culte «RuPaul's Drag Race». Une petite révolution dans le PAF, comme l'explique Fabien Randanne, journaliste culture et médias à 20 Minutes, qui a suivi le phénomène de près: «Pendant longtemps, la télévision française a donné aux personnes LGBT+ une représentation adaptée à un regard hétéronormé, en versant tantôt dans la caricature, tantôt dans une forme de misérabilisme. Rien qui permette de célébrer les identités queer.»
Avec «Drag Race», c'est très différent, ajoute Fabien Randanne: «Il s'agit d'une émission créée par des personnes LGBT+, avec pour cœur de cible des personnes LGBT+. Sans pour autant faire de concessions pour plaire à tout prix à un public hétéro cisgenre, elle est parvenue à séduire très largement.»
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Les chiffres parlent d'eux-mêmes: la saison 1 a rassemblé près de 7 millions de téléspectateurs et téléspectatrices sur France 2, et fut le cinquième programme le plus vu en replay sur France tv durant l'été 2022. Par ce biais, c'est un public peu ou pas familier de la culture gay et queer qui a pu en découvrir un petit aperçu, et qui a pu aussi être sensibilisé à des thématiques qui traversent les existences LGBT+.
Pour reprendre l'expression de Nicky Doll, présentatrice du show, «il y a souvent du drame derrière ce glam», ou du moins une forme de catharsis. Les pai...
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