Il y a près de 25 ans, lorsque le parti de la liberté populiste d’extrême-droite de Jörg Haider (FPÖ) a remporté un peu moins de 27% des voix et est entré au gouvernement en Autriche, les ondes de choc ont révéré autour de l’Europe. Des visites diplomatiques ont été annulées et des mesures punitives ont été imposées.
Peu de temps après, lorsque Jean-Marie Le Pen du Front national de France (maintenant le Rallye national ou le RN) a atteint la course présidentielle, l’éventuelle gagnante, Jacques Chirac, a refusé même de débattre avec le leader d’extrême droite, si abominable – et anormal – étaient ses vues.
Mais dans toute l'Europe de l'Ouest, les partis d'extrême droite progressent : escalader régulièrement les sondages, façonner les politiques du droit grand public à refléter les plateformes nativistes et populistes, et occuper des rôles ministériels dans les gouvernements de coalition.
Giorgia Meloni, dont le parti a des racines néo-sacistes, est Premier ministre de l’Italie, et le Vox d’extrême droite de l’Espagne, après avoir récemment doublé son vote régional et local, pourrait bientôt partager le pouvoir au niveau national.
L'extrême droite fait partie du nouveau gouvernement de coalition en Finlande et, en échange de concessions stratégiques clés, il en va de même en Suède. De retour en Autriche, le FPÖ est confortablement en avance dans les sondages, environ un an après les prochaines élections.
Dans un « moment épineux » de la politique allemande, l’AfD de l’extrême droite du pays vient de remporter sa premi...
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