Menacés mais passionnés, les journalistes fixeurs en Afrique racontent leur métier

Paul Boyer - Slate FR - 29/06
Méconnus, ils sont nécessaires dans le processus de fabrication de l'information. Rencontre avec plusieurs d'entre eux, de la Somalie à la RDC en passant par la Sierra Leone et la Zambie.

Sur le continent africain, les sujets ne manquent pas: urgence climatique, terrorisme, phénomènes migratoires, présence d'investisseurs chinois et indiens, ingérence russe, etc. Pour réaliser des reportages qui seront ensuite diffusés dans des médias européens, les journalistes envoyés spéciaux travaillent régulièrement avec des fixeurs. Ils ne bénéficient pas de statut officiel, mais les fixeurs peuvent être considérés comme des journalistes, s'ils n'exercent pas déjà ce métier dans leur pays d'origine.

Derrière ce terme, apparu lors de la guerre du Golfe en 1991 et qui vient de l'anglais «to fix», qui signifie «arranger, préparer», il y a une tâche aux multiples facettes. Ils sont les traducteurs, les informateurs, les chauffeurs et surtout les yeux et les oreilles des journalistes étrangers sur le terrain. Sans eux, impossible de faire vite, difficile de faire bien.

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Qui sont-ils? Quels sont leurs profils? Mais surtout, comment vivent-ils personnellement ce métier? Contrairement aux journalistes étrangers qui peuvent rentrer à tout moment chez eux, eux ne peuvent pas partir.

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[Courte citation de 8% de l'article original]

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