On a retrouvé Nicholas Hammond, le premier Spider-Man !

Philippe Guedj - LePoint - 28/06
Avant Tobey Maguire, Andrew Garfield et Tom Holland, il fut le premier à camper le mythique super-héros en chair et en os, dans une série des années 1970. Souvenirs…

Nous parlons d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître… Le 15 mars 1978 sortait dans les cinémas français L'Homme-Araignée, film signé d'un certain Egbert Warnderink « EW » Swackhamer Jr. Exploité en salle dans certains pays européens (dont la France, l'Italie et la Grande-Bretagne), L'Homme-Araignée était en réalité un téléfilm – épisode pilote d'une série télévisée du même nom, diffusée depuis 1977 sur la chaîne CBS, laquelle finit par la retirer de l'antenne en 1979 après treize épisodes répartis en deux courtes saisons. En France, par le succès combiné des périodiques Lug qui publiaient Les Aventures de Peter Parker/Spider-Man en VF (Strange, Spécial Strange puis Nova) et de la série animée des sixties L'Araignée, programmée sur TF1, la popularité grimpante du super-héros arachnéen garantit à L'Homme-Araignée d'attraper dans sa toile pas moins de 700 000 spectateurs.

Dans le rôle de Peter Parker : Nicholas Hammond, 27 ans, un ex-enfant acteur remarqué en 1963 dans Sa Majesté des mouches de Peter Brook et surtout, en 1965, dans La Mélodie du bonheur (The Sound of music en VO) de Robert Wise, où il incarnait l'un des sept enfants de la famille von Trapp. Acteur de théâtre et surtout de télévision par la suite, Hammond fut donc le tout premier à incarner, aux yeux de millions de gamins émerveillés, le visage de leur justicier masqué préféré dans une production en prises de vues réelles, 25 ans avant Tobey Maguire dans le Spider-Man de Sam Raimi.

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Un retour en force grâce à Tarantino

Le téléfilm L'Homme araignée de E.W. Swackhamer © Columbia
Les mirettes innocentes des fans en culotte courte ne réalisaient alors guère la piètre qualité de L'Homme-Araignée, qui se revoit aujourd'hui comme un spectaculaire nanar dont l'unique intérêt réside dans nos souvenirs enchantés ainsi qu'au vu de son statut de reflet d'une époque. Celle où, en cette fin des années 1970, les super-héros étaient encore un univers culturel fui par le cinéma (à l'exception notable de Superman) et cantonné au petit écran (Wonder Woman, L'Incroyable Hulk, Dr Strange et Captain America eurent droit eux aussi à leur adaptation cathodique à peu près à la même époque).

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Fustigée par Stan Lee en personne pour sa piteuse allure, la série L'Homme-Araignée n'apporta qu'une gloire éphémère à Nicholas Hammond, qui, après l'arrêt prématuré du programme, poursuivit sa carrière essentiellement sur les planches et au petit écran. Coup de théâtre en 2019 : l'acteur désormais septuagénaire est apparu plus flamboyant que jamais le temps de deux scènes inoubliables avec Leonardo DiCaprio dans Once Upon A Time in Hollywood de Quentin Tarantino. Méconnaissable sous les traits du réalis...
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