Frappe russe à Kramatorsk, Prigojine en Biélorussie... le point sur la situation en Ukraine

LCI - 28/06
[VIDÉO] - Le bilan a été revu à la hausse suite à une frappe russe dans la ville ukrainienne de Kramatorsk, à l'est du pays. Parmi les huit personnes tuées, figurent trois enfants, selon les secours, qui ont également recensé 56 blessés. Parallèlement, l'accueil d'Evguéni Prigojine en Biélorussie a fait réagir l'Otan.

Le bilan a été revu à la hausse suite à une frappe russe dans la ville ukrainienne de Kramatorsk, à l'est du pays.
Parmi les huit personnes tuées, figurent trois enfants, selon les secours, qui ont également recensé 56 blessés.
Parallèlement, l'accueil d'Evguéni Prigojine en Biélorussie a fait réagir l'Otan.

Malgré la rébellion avortée de Wagner qui semble accaparer toutes les attentions, la guerre se poursuit sur le front russo-ukrainien. Les habitants de la ville de Kramatorsk en ont fait les frais alors que cette ville, la seule grande de l'est de l'Ukraine encore contrôlée par Kiev, a été touchée par une frappe russe.

Un bilan revu à la hausse à Kramatorsk

Au moins huit personnes ont été tuées et 56 blessées dans une frappe russe contre le Ria Pizza, restaurant populaire de Kramatorsk. Parmi les morts figurent trois enfants, a indiqué le Service d'urgence de l'État d'Ukraine sur Telegram. Selon la police ukrainienne, la Russie a tiré deux roquettes sol-air S-300 sur cette ville qui comptait 150.000 habitants avant la guerre. 

Trois personnalités colombiennes, le célèbre écrivain Hector Abad, l'homme politique Sergio Jaramillo et la journaliste Catalina Gomez, correspondante en Ukraine du quotidien El Tiempo, ont été légèrement blessées alors qu'ils dînaient dans le restaurant avec l'écrivaine ukrainienne Victoria Amelina, selon un communiqué signé par Hector Abad et Sergio Jaramillo.

Les suites de la révolte de Wagner

Quel futur pour Evguéni Prigojine ? Après la rébellion avortée du groupe paramilitaire qu'il menait jusque-là, Evguéni Prigojine avait disparu des écrans depuis samedi soir. Ce mardi 27 juin, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a annoncé qu'il avait été accueilli dans son pays, dans le cadre d'un accord ayant mis à cette révolte en Russie. Le dirigeant biélorusse a assuré avoir déconseillé à Vladimir Poutine de "buter" Evguéni Prigojine, et a estimé que la Biélorussie pourrait profiter de l'"expérience" des combattants de Wagner qui viendront s'y réfugier.

Avertissement. Cette arrivée en Biélorussie n'a néanmoins pas échappé au patron de l'Otan. Jens Stoltenberg a ainsi mis en garde Moscou et Minsk contre toute "menace" qu'engendrerait la présence du patron de Wagner en Biélorussie, frontalier avec la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, trois pays membres de l'alliance.

"Nous avons envoyé un message clair à Moscou et à Minsk : l'Otan est là pour protéger chaque allié et chaque parcelle du territoire de l'Otan", a-t-il affirmé à La Haye après un dîner avec sept chefs d'État ou de gouvernement des pays de l'alliance. "Il n'y a donc aucune place pour un malentendu à Moscou ou à Minsk quant à notre capacité à défendre les alliés contre toute menace potentielle".

Neutraliser Wagner

Remerciements. À Moscou, Vladimir Poutine a mené une cérémonie rendant hommage aux militaires qui ont empêché une "guerre civile" lors de la rébellion de Wagner et notamment aux pilotes de l'armée tuée par les mutins. "Avec vos frères d'armes, vous vous êtes opposés à ces troubles dont le résultat aurait inévitablement été le chaos", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une cérémonie devant des militaires au Kremlin, à Moscou. 

Vladimir Poutine a également assuré que, selon lui, ni la population civile, ni l'armée régulière n'avaient soutenu les hommes de Wagner dans leur rébellion. "Les personnes qui ont été entraînées dans la rébellion ont vu que l'armée et le peuple n'étaient pas de leur côté", a-t-il affirmé, alors même qu'Evguéni Prigojine avait soutenu l'inverse. Le dirigeant russe a par ailleurs assuré qu'aucun soldat russe engagé en Ukraine n'avait été redéployé en Russie pour stopper la rébellion.

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Financement de l'État russe. Par ailleurs, lors d'une réunion avec des responsables militaires diffusée à la télévision russe, Vladimir Poutine a déclaré que le groupe paramilitaire a reçu près d'un milliard d'euros de l'État russe sur l'année écoulée. Le président russe a reconnu que l'État avait "complètement financé" Wagner, soulignant que l'entreprise Concord, le groupe d'Evguéni Prigojine, avait "en même temps gagné 80 milliards de roubles (environ 850 millions d'euros)". Avant le conflit en Ukraine, le Kremlin avait nié pendant des années tout lien avec Wagner.

Démantèlement de Wagner. Outre ces considérations économiques, les autorités russes ont annoncé préparer le transfert des équipements militaires "lourds" de Wagner vers l'armée russe, et les combattants du groupe ont désormais le choix d'intégre...
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