Ce n’est pas un chef d’entreprise, c’est une synthèse. Parcourir la biographie de Jean-Charles Naouri, PDG de Casino récemment entendu par la justice, revient à se plonger dans trente années d’histoire économique qui ont remodelé notre pays, souvent pour le pire.
Commençons par la fin. Naouri se retrouve aujourd’hui en fâcheuse posture, attaqué sur deux fronts : social tout d’abord, avec la crise de son groupe, plombé par une dette exorbitante de 6,4 milliards d’euros. Judiciaire ensuite, puisque le PDG a été auditionné plusieurs heures, le 1 er juin, dans le cadre d’une enquête préliminaire pour manipulation de cours de Bourse ouverte par le Parquet national financier (PNF). Aucune charge n’a été retenue contre lui à ce stade des investigations.
Ce mercredi, doit se tenir un comité de groupe que les syndicats annoncent « mouvementé », en raison de l’inquiétude pesant sur l’avenir de Casino (50 000 salariés en France et plus de 200 000 dans le monde). Il y a deux semaines, ils ont déclenché une procédure d’alerte économique pour y voir plus clair.
Dans une lettre envoyée à la direction que nous avons consultée, ils pointent « la situation déficitaire récurrente de Casino », « le nive...
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