Le président de la République effectue à partir de ce lundi un nouveau déplacement XXL de 3 jours dans la cité phocéenne pour lancer l'acte 2 du plan appelé "Marseille en grand". Annoncé en grande pompe en septembre 2021, il promet de combler le retard de la deuxième ville de France dans les domaines de l'éducation, du logement ou de la sécurité grâce à des investissements conséquents et des expérimentations qu'Emmanuel Macron souhaite pouvoir décliner à plus grande échelle sur le territoire national.
"Il a choisi aussi ce territoire pour en faire un 'laboratoire' de ce qui constitue sa vision des politiques publiques et les propositions qui ont vocation potentiellement à être généralisées sur tout le territoire", a confirmé l'Elysée jeudi dernier lors d'un échange avec la presse, garantissant que "certaines annonces qui pourraient relever de la scène marseillaise peuvent concerner plus largement le territoire national".
L'une des expérimentations marseillaises a déjà été déclinée à plus grande échelle : il s'agit de "l'école du futur". En juin 2022, lors d'un déplacement dans la cité phocéenne en compagnie du ministre de l'Education nationale Pap Ndiaye, Emmanuel Macron avait dit son souhait de voir cette expérience pédagogique généralisée à l'automne. "Ce projet 'Marseille en grand' préfigure ce qu'on veut faire dans le pays tout entier, qui est au fond d'inverser la pyramide", avait avoué le chef de l'Etat dans l'un des 59 établissements tests (ils sont désormais 82).
Au niveau national, depuis l'automne, ce sont 500 millions d'euros qui sont disponibles pour les établissements souhaitant mettre en place un projet pédagogique spécifique, porté par les directeurs d'établissement, les enseignants, voire les parents d'élèves. En effet, l'"école du futur" permet aux établissements de monter des projets innovants autour de la culture, des langues, de l'environnement ou des sciences en donnant à leurs directeurs la possibilité de participer au recrutement de leur équipe pédagogique. Ils bénéficient aussi de crédits pour l'achat de matériel pédagogique, de mobiliser, et donc le recrutement d'intervenants extérieurs.
Jeudi dernier lors d'un échange avec la presse, l'Elysée a également prévenu que des annonces nationales pourraient être faites "sur ce que peuvent être les axes prioritaires qui permettent d'incarner une politique publique de la ville et des quartiers". "Quand on voit le travail sur les questions de lutte contre le trafic de drogue, ce sont potentiellement des résultats qui intéressent l'ensemble des Français parce que ce sont des techniques qu'on peut dupliquer ailleurs sur le territoire", a poursuivi l'entourage du chef de l'Etat.
Ces derniers mois, Marseille a vu l'arrivée de plus de 300 policiers supplémentaires pour lutter contre le deal, auxquels se sont ajoutés 21 nouveaux agents de la police judiciaire (PJ) et la création de groupes supplémentaires de l'Office antistupéfiants (Ofast). Aussi, depuis mars 2021, trois compagnies de CRS ont été déployées et la moitié des 60 magistrats et personnels judiciaires promis sont en poste.
"Il en est de même sur des sujets qui sont des sujets structurants en matière de transport ou de déplacement où on a des projets sans doute qui seront proposés par le président de la République la semaine prochaine, qui ont vocation à être généralisés sur le territoire", a ind...
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