Que sait-on des migrations humaines du passé, et comment les reconstruit-on ? Les archéologues répondent traditionnellement à ces questions en étudiant les vestiges et les cultures anciennes, mais un outil, qui vient moins à l’esprit et qui est pourtant extrêmement puissant, peut apporter de solides compléments : la paléogénomique. Des fossiles français ont été utilisés dans la dernière grande étude qui a jeté un nouvel éclairage sur la génétique des populations passées.
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[EN VIDÉO] Les experts du passé : la grotte Margot et ses mystérieuses gravures Les grottes sont restées durant de nombreuses générations les principales habitations des premiers Hommes. Dans...
Le peuplement de l’Europe par les premiers Homo sapiens venus de l’est date d’il y a au moins 45 000 ans, mais les différentes phases et trajectoires de cette colonisation n’ont pas toujours été très claires. Une équipe pilotée par les chercheurs de l'Université de Tübingen et de son Centre Senckenberg pour l'Évolution humaine et le Paléoenvironnement, de l'Université de Pékin et de l'Institut Max Planck d'Anthropologie évolutive de Leipzig, en collaboration avec pas moins de 125 scientifiques internationaux, s’est penchée sur cette épineuse question. L’étude parue dans la revue Nature porte sur 356 individus qui peuplaient l’Europe et l’Asie centrale entre -35 000 et -5 000 ans avant notre ère, alors que la Terre connaissait la fin de sa dernière période glaciaire et le ...
[Courte citation de 8% de l'article original]