The Diary of Virginia Woolf review – un livre pour les âges

Hermione Lee - TheGuardian - 22/06
L’histoire épique et inégalable de Woolf sur sa vie, ses temps et son processus d’écriture

« Je voulais écrire sur la mort, seule la vie s’est brisée comme d’habitude », écrit Virginia Woolf le 17 février 1922, quand elle venait de tourner 40. Son journal est plein de douleur : morts, pertes, maladie, deuil, dépression, angoisse, peur. Mais sur chaque page la vie se brise, avec une énergie étonnante, la relish et le glee. Le journal est un record inégalable de son époque, une galerie d’individus particulièrement observés, un auto-interrogatoire intime et courageux, une révélation des processus créatifs d’un écrivain, une revue de nature tendre et vigilante, et une méditation sur la vie, l’amour, le mariage, l’amitié, la solitude, la société, le temps et la mortalité. C’est l’un des plus grands journaux jamais écrits, et c’est excellent de le voir dans l’impression.

La première entrée du journal survivant de Woolf a été faite en 1897, quand elle avait près de 15 ans; sa dernière était le 24 mars 1941, quatre jours avant sa mort. Elle gardait ces 42 années d’écritures dans des cahiers non alignés avec des couvertures douces qu’elle liait dans des papiers colorés. Elle se référait souvent à eux pour se rappeler de son passé, et elle les tira quand elle commença ses mémoires,...
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