Manger sainement, en privilégiant les produits bons pour la santé et pour la Planète, sans réduire son budget alimentaire, ni perte de pouvoir d'achat, c'est possible en mettant en place des politiques publiques fortes pour reconquérir la souveraineté alimentaire de la France. Mais le sujet ne doit-il pas aussi questionner le rééquilibrage des choix alimentaires du consommateur ? 

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    La souveraineté est la capacité d'un pays à rester maître de ses choix en étant moins dépendant d'autres pays. En France, la question de notre souveraineté alimentaire est aujourd'hui très présente dans le discours des politiques et acteurs du développement agricole, à tel point que le terme a été inclus dans le nom du ministère de l'AgricultureAgriculture (de son nom complet : ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire).

    Le ton est souvent alarmiste, laissant penser qu'on ne produit pas suffisamment pour se nourrir, que notre alimentation dépend de plus en plus des importations, et que cette situation s'aggrave. Certains syndicats agricoles revendiquent même un assouplissement des réglementations afin de produire plus et réduire ces importations, tout en continuant à exporter massivement, en particulier des céréalescéréales pour « nourrir le monde ». N'y a-t-il pas là un premier paradoxe ?

    Mais surtout, ce récit est biaisé. D'une part, il occulte le fait qu'il faudrait commencer par réduire notre consommation de certains produits, comme les aliments ultra-transformés et les viandes issues de l'agriculture intensive. En outre, il ignore les prod...
    [Courte citation de 8% de l'article original]