John McTiernan : "John McClane n'est pas un héros national"

Première - 07/03
En 2014, Première rencontrait le réalisateur de Die Hard et Une Journée en enfer. Flashback.

A l'occasion de la rediffusion de Die Hard, ce soir sur W9, nous republions une interview de son réalisateur, John McTiernan, rencontré en 2014.

Les cohortes de fanboys arborant des t-shirts "Nakatomi Corporation" avaient migré vers la Manche pour écouter ses souvenirs de guerre, à Hollywood et derrière les barreaux de Yankton. Mais McT ne l'entendait pas exactement de cette oreille : à l'exception d'une masterclass où il a daigné évoquer sa méthode en profondeur, le cinéaste a martelé à tout bout de champ ses griefs contre les puissants, avec une insistance frisant parfois la paranoïa conspirationniste. A peine le retrouve-t-on, au bar de la Villa Cartier, qu'il met les pieds dans le plat hénaurme des élites américaines et du complot corporatiste (déjà son obsession depuis la fin des années 2000, bien avant son incarcération). C'est lui qui pose les questions : sa voix porte-t-elle ? Le monde se réveille-t-il ? D'apparence sereine (ou du moins apaisée), McT semble tout de même bouillir d'une colère légitime, mais qui éclipse un peu le motif de notre rencontre : son cinéma. Pour éviter que cette interview ressemble à celle de Michael Moore, on a tenté d'aborder le terrain militant à travers son propre univers, peuplé de héros à son image : usés, diminués et en lutte contre le système.

John McTiernan : Vous étiez à la soirée d'hommage, hier ?

Première : Non, désolé ; trop de ...
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